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Savoirs traditionnels et savoirs féministes

January 2026
Calls for papers
Deadline:
30 June 2026
Florence Pasche Guignard et Clara Gargon (dir.)

Revue « Recherches féministes », revue interdisciplinaire francophone d’études féministes, Vol. 41 no 1 – 2028

Cet appel à propositions d’articles pour la revue Recherches féministes, s’adresse aux chercheuses et chercheurs en études féministes et de genre, culturelles et patrimoniales, sciences des religions, géographie humaine, anthropologie, sociologie, histoire, etc. Les propositions s’intéresseront particulièrement aux cultures matérielles, à la corporalité et aux dimensions pratiques, pour mettre en lumière la complexité des savoirs traditionnels et montrer leur influence sur les valeurs et les croyances qui sous-tendent de nombreuses pratiques sociales et traditions culturelles, favorables ou défavorables au statut des femmes et de groupes non-hégémoniques.

Les connaissances, pratiques et expériences dites « traditionnelles », en élargissant la définition proposée par l’UNESCO sur les « Systèmes de savoirs locaux et autochtones » (LINKS; voir aussi Roué 2012) constituent un champ fertile pour l’analyse féministe. Issus d’expériences pluriséculaires et de transmissions intergénérationnelles dans des environnements spécifiques, les « savoirs traditionnels » imprègnent de nombreux domaines de l’activité humaine : productions artistiques (chansons, récits) ou artisanales, croyances, rituels, droit coutumier, agriculture, préservation de l’environnement, soins du corps, santé, alimentation, etc. Souvent culturellement associés aux femmes – qu’elles les portent ou qu’ils leur soient imposés –, ces savoirs ont un impact ambivalent, positif ou négatif, suivant le contexte et la perspective.

En effet, certaines perspectives féministes ont légitimement dénoncé les traditions et coutumes qui, découlant des savoirs, oppriment les femmes et d’autres groupes marginalisés, en essentialisant les rôles genrés ou en générant des iniquités. À l’inverse, d’autres courants (décoloniaux, écoféministes) questionnent la dévalorisation systématique de ces savoirs, souvent aussi des «savoirs de femmes», face aux savoirs dits «scientifiques» ou «modernes». Cette question de la déconsidération touche autant les savoirs autochtones du Nord et du Sud que des connaissances occidentales ou d’origine européenne, perçues comme désuètes ou arriérées.

Les propositions (300 mots maximum) doivent parvenir à la revue avant le 30 juin 2026. Elles doivent être envoyées au secrétariat de la revue (revuerecherchesfeministes [at] ccb.ulaval.ca) ainsi qu’à la première coordonnatrice du numéro (florence.pasche-guignard[at]ftsr.ulaval.ca).

Après acceptation de la proposition, les manuscrits complets (6 500 mots maximum) devront être soumis au plus tard le 1er juillet 2027 par l’entremise de la plateforme Open Journal System (OJS) de la revue et respecter le protocole de publication.