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Repenser les mobilités artistiques féminines en contexte colonial : échanges, pratiques, circulations, réseaux, institutions (1890–1950

mars 2026
Appels à contribution
Date limite :
04 mai 2026
Vendredi 16 octobre 2026
Organisation : Marie Bouchard et Marie Olivier
Repenser les mobilités artistiques féminines en contexte colonial : échanges, pratiques, circulations, réseaux, institutions (1890–1950 - Institut du Genre

Journée d’étude organisée par le laboratoire CREOPS, Sorbonne Université en collaboration avec le laboratoire HAR, Université Paris Nanterre

Salle Vasari, (1er étage) Institut National d’Histoire de l’Art, 2 rue Vivienne, Paris, 75002.
Il sera possible d’intervenir à distance pour les personnes ne pouvant pas se déplacer.

Cette journée d’étude propose d’étudier et de recontextualiser les trajectoires d’artistes femmes qui ont circulé entre les métropoles européennes et les territoires sous domination coloniale. La période historique étudiée se situe entre la fin du XIXᵉ siècle, moment où l’expansion coloniale européenne s’intensifie, et le milieu du XXᵉ siècle, années préfigurant les décolonisations et les mouvements d’indépendance. Cette rencontre a pour objectif de dresser un état des lieux de ces trajectoires, mobilités féminines individuelles ou collectives, rares et singulières pour leur époque, et d’en analyser les contextes et les implications.

Qu’il s’agisse d’artistes européennes ou originaires des territoires colonisés, leurs mobilités s’inscrivent dans des cadres qui conditionnent leurs possibilités de formation, de déplacement et leurs manières d’exposer et de diffuser leurs travaux. L’étude croisée de ces trajectoires individuelles ou collectives permettra de valoriser la diversité des parcours et positions occupées par ces artistes femmes en contexte colonial. Il sera alors important d’apporter une lecture comparatiste des dynamiques impérialistes (F. Cooper, A. Stoler, 2013) de ces différents pays. L’intérêt spécifique pour ces dernières s’inscrit dans un mouvement récent de définition de l’art colonial (D. Jarrassé, L. Houssais, 2021) et de mise en lumière de carrières et de réseaux invisibilisés. Dans une histoire de l’art androcentrée, elles ont en effet subi une double mise à l’écart en raison de leur genre et des sujets de leurs œuvres controversées après les décolonisations (S. Ligner, 2021, C. Lozère, 2025). L’analyse stylistique et la remise en contexte de leurs productions artistiques sont essentielles pour comprendre les processus de colonisation et de domination européens. Il sera question d’interroger la manière dont ces artistes, issues des métropoles et des territoires colonisés, ont circulé entre ces différents espaces et se sont inscrites, par leurs travaux, sur la scène artistique de leur temps et au sein de réseaux de création.

 

Modalités de soumission et calendrier :

Les propositions de communication sont à soumettre avant le 4 mai 2026 à l’adresse je.mobilitesartistiques@gmail.com. Elles seront données en français et devront comporter un titre, un résumé de 2500 signes maximum (espaces inclus), une bibliographie indicative (5 ouvrages maximum) et une notice biographique de 500 signes maximum (espaces inclus).

La journée d’étude est ouverte aux chercheur.euses universitaires comme indépendant.es, aux doctorant.es, aux masterant.es ainsi qu’aux professionnel.les des musées. Les intervenant.es retenu.es seront recontacté.es début juin 2026.