Ce colloque interdisciplinaire et international vise à interroger les modalités littéraires, artistiques et discursives de figuration de femmes scientifiques, et plus largement de personnes minorisées de genre évoluant dans les sciences, ainsi que leurs usages didactiques, sociaux et politiques. Il s’inscrit dans une dynamique scientifique ayant vu ces dernières années l’organisation de deux journées d’études sur les écrivaines savantes (Cassagnau, Gervolino et Winter, 2023 et 2024), et en remontant plus loin la tenue de séminaires « Science et genre » fondés sur les textes précurseurs de Margaret Rossiter, Evelyn Fox Keller ou encore Londa Schiebinger (Fougeyrollas-Schwebel, Rouch et Zaidman, 2003 ; Löwy, 2003).
La caractérisation de « scientifique » est ici dans l’idée d’interroger les figurations genrées au prisme d’un contexte social et culturel marqué par la masculinité, de la composition numérique de ces espaces aux codes, normes et ethos qui y sont associés (connotations de l’expression « sciences dures », boy’s club, codes virils de la recherche scientifique, etc.).
permet d’appréhender sur le temps long les spécificités des rapports de genre dans les sciences aujourd’hui dites dures, tout en s’intéressant aux problèmes que pose cette distinction