Rechercher

Autofiction et féminisme en Europe

mars 2026
Appels à contribution
Date limite :
30 avril 2026

Université de Haute-Alsace de Mulhouse

Ce colloque organisé par le laboratoire ILLE (Université de Haute-Alsace de Mulhouse) en collaboration avec le laboratoire REIGENN (Sorbonne Université), s’inscrit dans la suite des études menées depuis plus de 10 ans par les chercheuses des deux laboratoires susnommés. Il a pour ambition d’interroger l’autofiction moderne et contemporaine en Europe en mettant l’accent sur les voix féminines et les perspectives féministes qui la distinguent. Dans le but de déterminer s’il est possible d’identifier des caractéristiques spécifiques de l’autofiction au féminin et de comprendre de quelle manière ces récits dévoilent les paradigmes des sociétés qu’ils représentent, ce colloque interroge la façon dont les autofictions féminines vont, en Europe, s’approprier la narrativité pour redonner aux femmes leur propre voix littéraire. En analysant les spécificités des autofictions européennes, les motifs et les techniques narratives ainsi que leur rapport à la société et au genre, nous interrogerons la façon dont ces œuvres reflètent les dynamiques de représentation des identités féminines, les luttes pour l’égalité de genre et les expériences vécues des femmes (sur le plan du corps, des relations à l’Autre, dont le Masculin et celui de la Mémoire personnelle ou collective).

Construite entre autobiographie et fiction, la catégorie narrative de l’autofiction (cf. Serge Doubrovsky) est devenue ces dernières années une véritable tendance littéraire et critique ; elle englobe un nombre croissant d’œuvres, souvent porteuses de revendications de genre, qui remettent en question les normes traditionnelles de la narration et des rôles sociaux. Basée sur l’apparente simplification d’une équivalence entre auteur, narrateur et personnage principal, l’autofiction, selon Jacques Lecarme (1992), repose sur un pacte narratif qui engage particulièrement le/la lecteur.ice, l’invitant à démasquer le jeu de l’écrivain.e. Dans quelle mesure l’autofiction féminine se présente-t-elle comme une narration qui défie le regard patriarcal et réécrit les récits traditionnels sous un prisme féministe ? En quoi l’autofiction féministe explore-t-elle l’expression de la condition féminine à travers l’écriture, tout en se servant des conventions du genre pour construire des récits alternatifs qui reflètent des vécus diversifiés ? …

Modalité de soumission des propositions

Les propositions de communications (1500 à 2000 signes espaces compris), accompagnées d’une brève bio-bibliographie, sont à envoyer avant le 30 avril 2026 à regine.battiston@uha.fr ; alessandra.ballotti@sorbonne-universite.fr;
frederique.toudoire@free.fr

Réponse du comité : mi-mai 2026