Patriarcapitalisme : En finir avec les inégalités femmes/hommes dans l’économie

Publié le 14 janvier par Héloïse Humbert

Dans le cadre du séminaire "Les Mardis de Jourdan", une intervention de Pauline Grosjean

Les Mardis de Jourdan sont des rendez-vous réguliers de discussion entre les différentes sciences sociales représentées sur le campus Jourdan de l’ENS-PSL : sociologie, géographie, aménagement, économie, anthropologie, science politique, mais aussi droit ou histoire... en y intégrant également les préoccupations environnementales portées par le CERES. Pour cette séance, Pauline Grosjean est invitée pour présenter l’ouvrage Patriarcapitalisme : En finir avec les inégalités femmes/hommes dans l’économie.

Invitée :
Ancienne élève de l’École normale supérieure, agrégée d’économie, Pauline Grosjean est professeure d’économie à UNSW Sydney. Elle est membre du Centre Européen de Recherche de Politique Économique (CEPR), Fellow de l’Académie des Sciences Sociales Australienne, et Future Fellow du Conseil de la Recherche Australien.

Discutant.es :
Amélie Le Renard (sociologue, CNRS-CMH) et Céline Bessière (sociologue, IRISSO/Dauphine-PSL). L’auteure sera introduite par Philippe Askenazy (économiste, ENS/CMH).

À propos de l’ouvrage

Les années 1980 furent le témoin de progrès économiques fulgurants pour les femmes. À la fin de cette décennie, plus éduquées en moyenne que les hommes, elles accédaient à des métiers dont elles étaient auparavant exclues. Et pourtant, depuis lors, les femmes sont restées bloquées sous un plafond de verre, notamment en ce qui concerne les métiers les plus prestigieux et les plus rémunérateurs. Quant à toutes celles qui restent cantonnées dans les professions les moins rémunérées, elles continuent de cumuler de piètres conditions de travail avec des charges domestiques qui ne diminuent pas.

Pauline Grosjean rend compte tout à la fois des progrès des femmes au cours du xxe siècle et de leur stagnation récente. Elle dévoile ce qu’elle nomme le patriarcapitalisme, c’est-à-dire comment la structure de domination, la culture et l’identité de genre interagissent avec la structure économique pour faire obstacle à l’égalité. Elle indique aussi les moyens d’en sortir. Car ce livre de combat offre des propositions novatrices pour clore le dernier chapitre du patriarcapitalisme. Pour notre bien à toutes et à tous.

- Lien pour assister à la séance
- Plus d’informations sur le site de l’ENS