Sexe, race et classe dans les violences contre les femmes

Penser le continuum colonial de la violence à partir des Amériques aujourd’hui

Publié le 2 mai par Héloïse Humbert

Colloque international organisé par Jules Falquet (Université Paris 8, LLCP), Tina Harpin (Université de Guyane, MINEA) et Giulia Manera (Université de Guyane, MINEA, CRILUS).

Ce colloque ambitionne de penser dans une perspective matérialiste et/ou décoloniale ces différents aspects du continuum de la violence, ses théorisations et les résistances qui lui sont opposées. Il s’agit d’une part, de tenir compte simultanément des rapports de sexe, classe et race qui marquent et organisent ces violences. Qu’on la nomme intersectionnalité, imbrication, coformation ou consubstantialité, cette perspective pose que l’on ne peut comprendre la violence sous le seul angle du genre. D’autre part, dans une perspective matérialiste, loin d’être considérée comme une pulsion universelle et anhistorique des mâles de l’espèce, la violence est abordée ici comme un instrument utilisé par les groupes dominants, qui se ménagent pour l’exercer des cadres propices, grâce au droit ou au système coutumier, ainsi qu’à des formes de légitimation "culturelles" — afin de perpétuer ou de renforcer leur domination.

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