L’inclusion des femmes dans la Smart City au prisme des mobilités durables

Publié le 18 novembre par Héloïse Humbert

Session au Congrès du Centenaire de l’UGI Paris 2022 (18-22 juillet 2022)

Coordinatrices de la session :

Mots clés :
Smart City, inclusion, genre, empowerment, mobilité durable

Description de la session :
Le concept de Smart City a émergé au tournant du XXIe siècle. Son succès s’inscrit dans un besoin de trouver des solutions technologiques avant tout numériques aux fléaux (surpopulation, congestion, pollutions, etc.) dont font face les villes et métropoles des pays des Suds, tout en garantissant une certaine durabilité (MCCARNEY, 2015 ; ISO). La Smart City met l’accent sur la participation et l’inclusion des citoyens à l’aménagement urbain (JEKEEL, 2016 ; QUEE, ALTENA, 2018 ; PIRA, 2020).

Toutefois, dans de nombreuses villes autour du monde, les femmes sont peu présentes, à défaut d’être absentes, dans les prises de décision sur le développement urbain. Ainsi, les femmes peuvent se sentir découragées pour s’approprier l’espace public urbain qui ne prend pas toujours en considération leurs besoins spécifiques (HANCOCK, 2018). Le harcèlement de rue et l’insécurité urbaine peuvent les dissuader de sortir de leur espace privé. L’accès aux modes de déplacement est genré et inégalitaire (COUTRAS, 1993 ; PETERS, 2001). Contrairement aux hommes qui utilisent davantage des véhicules privés pour se déplacer, les femmes se déplacent plus souvent avec les transports en commun mis à disposition, les rickshaws s’il y en a, et/ou les modes de transport « doux » (COUTRAS, 1993 ; GOMIDE, 2004 ; La Banque mondiale, 2010). Dès lors que l’offre en transport autre que privé est déficiente ou inadaptée, les femmes subissent leur mobilité. Limitées dans leur déplacement, les femmes ont alors difficilement accès aux ressources urbaines (ORFEUIL, 2004), la mobilité étant un outil d’exclusion ou d’intégration (BOURDIEU, 1983).

Les pratiques de la mobilité évoluent, et se transforment en accumulant des solutions numériques smart. En effet, au sein de la Smart City, de nouvelles manières de penser la mobilité se développent, articulant le virtuel et la mobilité physique. Les concepts de « partage » et de « durable » prennent de l’ampleur. De nouveaux modes de transport émergent aspirant à résoudre les fléaux urbains tels que l’insuffisance de l’offre en transport, la congestion, ainsi que la pollution. Aujourd’hui, il est possible de se déplacer en vélo, en scooter, en voiture, ou en trottinette en libre-service, de prendre un covoiturage et de partager un taxi optimisé dans de nombreuses villes, au nord comme au sud. Tout cela est facilité par quelques clics sur un smartphone.

Dès lors, il devient pertinent de se demander si l’usage du numérique dans l’optimisation de services urbains améliore l’accès à l’espace urbain des femmes, et assure l’inclusion économique et sociale en les autonomisant.

Cette session propose une lecture genrée de la Smart City à travers l’adoption de pratiques potentiellement génératrices d’émancipation. La mobilité des femmes en permettant l’accès aux ressources urbaines peut redéfinir les rapports de genre (MARIUS, 2016).

Les propositions de communications sont attendues jusqu’au 11 janvier 2022. Elles doivent être déposées sur la plateforme de l’UGI Paris 2022. La réponse aux propositions de communications sera communiquée au plus tard le 21 janvier 2022.

Les communications sont possibles sous deux formats : communication orale et e-poster. Les communications devront être soumises en français, en anglais ou en espagnol.

· Titre : 255 caractères maximum (espaces compris)
· Résumé : maximum de 2000 caractères (espaces compris)
· Mots clés : maximum de 5
· Références : maximum 5