Genre, médias et communication

Publié le 17 mars par Institut du genre

Organisé par le laboratoire GRIPIC (CELSA/Sorbonne Université) et le laboratoire IRMECCEN (Sorbonne Nouvelle).
Le séminaire Genre, médias et communication présente une série de travaux s’attachant à la question du genre dans la communication et les médias. Des dispositifs d’écriture numérique aux représentations médiatiques en passant par les discours institutionnels, le genre est l’un des rapports sociaux qui organise le monde social et les pratiques au même titre que la classe sociale ou la catégorisation ethnoraciale. Aussi ce séminaire se propose-t-il d’ouvrir un espace de discussion autour des dimensions identitaires et performatives du genre, des modèles de masculinité et de féminité promus et négociés dans les médias et de la sexuation des usages médiatiques. L’objectif est de décrypter les modalités de la représentation et de l’expression du genre, à travers l’analyse des modes de catégorisation, des performances et des traces (ou de l’absence de traces) corporelles dans différents dispositifs médiatiques (web, presse, télévision, cinéma).

vendredi 27 novembre 2020, de 14h à 16h, en visioconférence
Fred Pailler (Université de Nantes, CAPHI) : Animation de réseaux de sociabilités et dispositif de sexualités : du Minitel des animatrices au Web des tubes porno
Que l’on aborde les contenus ou les relations établies sur les sites de rencontre, sur les "tubes" porno ou encore sur les plateformes de sexcam, la plupart des échanges qui se déploient dans les environnements sexuels et numériques trouvent une résonance dans l’animation et la modération du Minitel et du téléphone rose des années 90. Animer, c’est affecter et être affecté·e. Être une animatrice, c’est être plus ou moins payée pour animer. D’un point de vue méthodologique, l’animation en-ligne interroge les formes classiques de l’étude des contenus comme celle des usages numériques en pointant l’existence d’une position sexuelle et technique qui n’est ni vraiment subjective, ni objectivante, mais (paradoxalement ?) les deux à la fois. D’un autre côté, reconsidérer l’animation en-ligne sur plus de 30 ans permet de redonner la part belle au concept foucaldien de "dispositif de sexualité(s)", en lieu et place de l’usuel "dispositif numérique", en pointant le fait que, pour le cas abordé, l’appareillage technique est pris dans des rapports de pouvoir, de travail et d’hétérosexualité qui le débordent largement.

Inscription obligatoire pour obtenir le lien de connexion : virginie.julliard[at]gmail.com ; nellyquemener[at]gmail.com

Vendredi 19 mars, 14h-16h — Julie Abbou, post-doctorante au sein du laboratoire de Linguistique Formelle (CNRS/Université de Paris) : Pratiquer une politique de la grammaire : de la bousculade à l’inclusion (et retour)

Page du séminaire