Démasculiniser les sciences humaines et sociales

Publié le 13 janvier par Institut du genre

Les études féministes et de genre ont pris pour objet, depuis une vingtaine d’années, la critique des sciences humaines et sociales. Elles ont mis en lumière le fait que ces savoirs se sont constitués autour de personnalités et de corpus massivement masculins, en marginalisant les femmes, en les prenant comme objets de discours et en légitimant parfois leur exclusion de l’éducation et de l’espace public. Ainsi, le fait historique de la domination masculine rejaillit sur les contenus, les impensés, la langue et les institutions scolaires et universitaires du temps présent. Au-delà de leurs spécificités, de leurs différences en termes d’ancienneté et de prestige, la philosophie, l’histoire, la sociologie, l’anthropologie, les études littéraires, artistiques, culturelles et linguistiques partagent ces principes de constitution faisant primer des hommes, des normes et des valeurs masculines (telles que culturellement et socialement construites) sur des femmes souvent invisibilisées, des normes et des valeurs féminines perçues comme inférieures. Dès lors, comment repérer les différentes formes de sexisme prévalant dans les institutions universitaires et les productions scientifiques ? Comment lire et écrire en étant conscient·es de la manière dont le genre traverse nos savoirs disciplinaires, nos références et notre expression ?

Organisation :
Ce séminaire est organisé par Claire Ducournau (Université Paul-Valéry – Montpellier 3, Rirra21, Institut universitaire de France) et par Aurélie Knüfer (Université Paul-Valéry – Montpellier 3, Crises), avec le soutien de leurs centres de recherches respectifs, des départements de lettres modernes et de philosophie, du Master d’études culturelles, de l’UFR 1 et de l’IUF.

20 janvier 2021, 17h-19h30
en ligne sir Cisco Webex.
Inscription obligatoire pour recevoir le lien

Christine Détrez (École normale supérieure de Lyon, Centre Max Weber) : « Enquêter sur des femmes effacées de l’H·histoire »

Aline Estèves (Université Paul-Valéry – Montpellier 3, Crises) : « Dynamiter la marginalisation héroïque des femmes : relectures contemporaines du mythe des amazones »

Programme complet