Comment le genre fabrique l’espace. Perspectives sud-est européennes

Publié le 27 novembre par Institut du genre

Dans le cadre du séminaire L« ’Europe du Sud-est au prisme spatial. Chantiers de recherche ».

Que fait le genre aux sciences sociales s’intéressant à l’Europe de l’Est et aux Balkans ? Comment peut-il être mobilisé, dans les différentes disciplines, pour dénaturaliser et repenser les aires culturelles ?
Lors de la première séance de cette année, organisée en collaboration avec la revue Clio. Femmes, Genre, Histoire, nous nous proposons de répondre à ces questions à partir de deux ouvrages récents : le dossier dirigé par Fabio Giomi et Ece Zerman, « Genre et espace (post-)ottoman », Clio. Femmes, Genre, Histoire n°48, 2018/2, et le livre de Ioana Cîrstocea, La fin de la femme rouge ? Fabriques transnationales du genre après la chute du Mur, Presses Universitaires de Rennes, Rennes 2019.
Il s’agit d’interroger les processus genrés à l’œuvre dans la reconfiguration d’espaces politiques et sociaux lors des bouleversements introduits par la fin des Empires (par l’étude des associations, de la presse, de groupes professionnels, ou des communautés savantes) mais également de questionner la manière dont le genre modifie l’espace plus conceptuel des historiographies nationales et des sciences sociales en général.

La séance sera structurée en quatre parties :
· Nathalie Clayer (EHESS-CNRS, CETOBaC), Introduction
· Fabio Giomi (CNRS, CETOBaC), L’espace (post-) ottoman au prisme du genre. Retour sur les enjeux théoriques et empiriques
· Ioana Cîrstocea (CNRS, CESSP), (Re)faire le genre, (dé)faire l’« Europe de l’Est ». Autour de l’ouvrage La fin de la femme rouge ?
· Rebecca Rogers (Université de Paris, CERLIS), La revue Clio, le genre et les enjeux du décloisonnement des espaces

Jeudi 28 novembre, 15h-19h
EHESS, salle 11
105 bd Raspail, Paris 6e
Le séminaire sera suivi par un cocktail convivial.