Dans l’intimité de l’exil

Publié le 18 février par Institut du genre

Revue d’histoire du XIXe siècle, n° 61, 2021, dossier sous la direction d’Antonin Durand (Institut Convergences Migrations), Delphine Diaz (Université de Reims Champagne-Ardenne) et Romy Sánchez (CNRS), papier et numérique

La famille est longtemps restée une variable ignorée des recensements effectués par les administrations étatiques ou locales pour accueillir et surveiller les réfugiés. Ainsi, les registres nominatifs établis mensuellement dans les dépôts de réfugiés dans la France du premier XIXe siècle ne retiennent généralement que les patronymes et prénoms des hommes et pères de famille, seules les femmes veuves se trouvant individuellement nommées. Partant, cet entourage familial est aussi demeuré absent des travaux menés sur l’histoire des proscrits qui s’est écrite à la lumière de ces sources publiques.
Plus généralement, dans les recherches sur l’exil au XIXe siècle, la notion de « famille », lorsqu’elle est mobilisée, renvoie avant tout à la communauté politique et symbolique à laquelle se rattachaient les proscrits, et non à leur environnement familial au sens propre.

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