Intersectionnalité au travail

Publié le 24 novembre 2020 par Institut du genre

Travail, genre et sociétés, n° 44, nov. 2020, dossier coordonné par Fanny Gallot, Sophie Pochic et Djaouidah Séhili, La Découverte, papier et numérique.

L’enjeu de ce dossier est de mettre le concept d’intersectionnalité à l’épreuve du réel en proposant des contributions de différentes disciplines (histoire, sociologie, science politique) qui s’appuient sur des enquêtes ou des archives se rapportant à des terrains d’investigation variés allant de la France métropolitaine à la Réunion, en passant par Dubaï et les États-Unis. Il s’attache à aborder les processus de racialisation en tant que rapport de pouvoir à l’œuvre dans le monde du travail et la manière dont ils s’articulent avec les rapports sociaux de sexe et de classe, en particulier. En d’autres termes : comment les processus de racialisation segmentent-ils la main-d’œuvre et comment les personnes réagissent-elles à ces inégalités ? Il questionne également l’usage du concept pour aborder la position des dominant·e·s tandis qu’une nouvelle génération de chercheur·e·s analyse la blanchité comme un avantage structurel pour les classes supérieures. Enfin, dans une acception large du travail (productif, domestique, militant, etc.), il ambitionne également de montrer comment l’intersectionnalité est un concept critique qui peut renouveler les stratégies et modes d’organisation des mobilisations sociales.

Et aussi :
Controverse - Retraites : "toutes des gagnantes ?" , coordonné par Alban Jacquemart, Nathalie Lapeyre et Rachel Silvera

Alors que le début de l’année 2020 a connu de vifs débats autour de la réforme des retraites présentée par le gouvernement, le comité de rédaction de Travail, genre et sociétés a souhaité rendre visible les arguments des un·e·s et des autres pour tenter de répondre à la question suivante : les femmes seront-elles réellement les « grandes gagnantes » de cette réforme ?

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