Transformations du travail, transformation des masculinités

Publié le 8 juin par Institut du genre

Cahiers du Genre, n°67, 2019/2, Paris, L’Harmattan, 264 p., dossier sous la direction d’Haude Rivoal, Hélène Bretin et Arthur Vuattoux.

Vingt ans après les premières publications alliant le genre, les masculinités et la globalisation, où en est-on ? Le renforcement de la doxa néolibérale qui a accompagné la globalisation et abouti à plusieurs crises économiques, sans remettre en cause son fonctionnement ni sa validation dans le monde du travail, a-t-il contribué à imposer de nouvelles formes de masculinité, c’est-à-dire de nouvelles formes d’hégémonie au travail, mais aussi de nouvelles hiérarchies (entre hommes, entre hommes et femmes, et entre femmes) ? Dans le même temps, les transformations du travail ont conduit à ce que les hommes ne soient plus les seuls pourvoyeurs de ressources au sein du foyer, et leur supériorité (numérique et sociale) dans le monde du travail semble désormais bien effritée. Les inégalités se déplacent et se reconstruisent, ce qui mérite de nouvelles analyses. À l’heure des politiques d’égalité professionnelle, certains États et certaines entreprises s’engagent plus ou moins explicitement contre les discriminations fondées sur le genre et de telles discriminations semblent de moins en moins acceptables au sein des collectifs de travail. Mais qu’en est-il réellement ? Que peuvent nous apprendre des enquêtes menées sur les différents terrains du travail ?

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