Sales boulots

Publié le 31 mars par Institut du genre

Travail, genre et sociétés, n°43, 2020/1, La Découverte
Dossier sous la direction de Pauline Seiller et Rachel Silvera

Sale boulot, boulots sales : le concept de dirty work tel qu’il est décrit par Everett C. Hughes [1996 (1951)] désigne à la fois des activités professionnelles jugées dégradantes, dégoûtantes ou humiliantes, souvent en bas de l’échelle de la division du travail et certaines dimensions moins valorisantes présentes dans toutes les activités professionnelles, même les plus prestigieuses, et dont on essaie généralement de se débarrasser en les transférant au personnel subalterne t/ou aux salarié·e·s récemment arrivé·e·s ou moins intégré·e·s.
Ce dossier revient sur cette notion classique de sociologie du travail dans le cadre d’une réflexion sur les inégalités de genre en s’intéressant spécifiquement aux boulots sales dans lesquels les travailleurs et travailleuses sont directement en contact avec la salissure, les déchets, les fluides corporels ou la mort et qu’ils constituent des activités « dont on devrait avoir un peu honte », bien que ces tâches invisibilisées soient indispensables au fonctionnement de la société.
Ce dossier porte le regard sur des métiers bien souvent dévalorisés et invisibilisés dans l’espace social en posant comme principe que la prise en compte du genre est fondamentale dans l’étude de ces métiers.

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