Sociologie des violences de genre au Japon : une analyse de la réception nationale d’un mouvement transnational

Publié le 2 juin par Institut du genre

Contrat doctoral, IFRAE (CNRS et INALCO). Durée : 36 mois.

Ce n’est que très tardivement, et timidement, qu’au Japon, les violences de genre, sous l’effet des revendications féministes et associatives locales, ont fait l’objet d’une politisation engageant de nombreuses instances de la vie sociale. Cette apparition dans la sphère publique est bien sûr aussi liée à un phénomène transnational, dans lequel une institution internationale telle que l’ONU a tenu un rôle important, mais dans lequel les médias du pays ont également joué un rôle essentiel dans la diffusion d’idées en provenance des Etats-Unis qui ont participé au renouvellement des représentations d’un phénomène resté longtemps tabou. L’utilisation répandue de l’acronyme anglais DV en est une des traces les plus évidentes.
Pour aborder du point de vue des sciences sociales ces évolutions majeures qui interrogent le cœur même de la société de l’archipel, les recherches sur le Japon peuvent bénéficier de l’acquis des recherches menées depuis une dizaine d’années dans le domaine des études de genre par plusieurs chercheur.e.s. Néanmoins aucune recherche sociologique en France, et très peu au Japon même, n’ont encore spécifiquement porté sur les violences de genre alors qu’il s’agit là d’un sujet de plus en plus abordé sur d’autres terrains. Ainsi, les recherches menées sur la France, par exemple, pourront fournir un bon point d’appui méthodologique et comparatif au/à la doctorant.e qui se lancera dans une telle recherche.

Le.a doctorant.e, qui sera dirigée par Isabelle Konuma à l’Inalco-Ifrae (Paris), sera rattaché à l’UMIFRE 19 (Institut français de recherches sur le Japon à la Maison franco-japonaise à Tôkyô) au cours de ses séjours de recherche au Japon.

Date limite de candidature : 10 juin 2020

Fiche de poste et dépôt de candidature