Santé reproductive, technopouvoirs, féminismes

Publié le 21 octobre par Institut du genre

Ce séminaire de recherche vise à enquêter sur les rapports des mouvements féministes au progrès technique et biomédical, et ce dans une perspective à la fois transnationale, socio-historique et intersectionnelle. Nous analyserons les relations en constante mutation entre genre, santé et action collective en nous appuyant sur la grande variété d’expériences, réflexions et actions féminines. Nous chercherons à saisir les controverses, débats et contestations relatifs aux technologies reproductives en lien avec les transformations des conceptions féministes de la nature, du biologique et du médical. Nous nous intéresserons également aux dénonciations, parfois croisées, des ‘dégâts’ de la société industrielle et de la biomédecine reproductive, décriés en tant que manifestations de multiples (in)justices reproductives et/ou environnementales. Seront ainsi mobilisées une kyrielle d’études empiriques allant des mouvements self-help d’avortement et d’accouchement aux réseaux internationaux d’opposition aux technologies reproductives lancés dès les années 1970 en passant par les ‘épidémiologies populaires’ engagées autour des effets secondaires de la pilule ou encore des médicaments consommés pendant la grossesse.

4 Novembre 2019 : Santé reproductive et mouvements selfhelp

  • Sezin Topçu et Bibia Pavard, État de lieux des recherches sur technopouvoirs et santé féministe
  • Lucile Quéré (doctorante, Université de Lausanne), Pour une politique féministe de la reproduction : ambitions et ambivalences de la critique pratique du self-help gynécologique.

1er et 5e lundis du mois de 13 h à 16 h (EHESS, salle AS1_24, 54 bd Raspail 75006 Paris), du 4 novembre 2019 au 4 mai 2020. Séance supplémentaire le 8 juin 2020 (salle AS1_23, même horaire, même adresse)

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Programme 2019-2020