Effets d’entraînement des quotas de genre : une étude de cas en France

Publié le 24 novembre 2020 par Institut du genre

Organisé par l’axe discriminations et politiques catégorielles du LIEPP (Sciences po).

Présentation de l’avancée du projet les effets des quotas de genre réalisé avec Muriel Niederle (Stanford)
par José De Sousa (Université Paris Saclay)

Résumé : Nous étudions les échecs, une activité pour laquelle nous disposons d’une mesure universelle et assez précise du niveau de la performance pour l’ensemble des participants. En outre, un quota de genre a été mis en place au niveau de l’élite, dans le championnat de France des clubs, il y a plusieurs décennies. Nous constatons qu’au niveau du championnat, les femmes sont plus performantes au fil du temps, à tel point qu’elles surpassent de plus en plus les hommes. En outre, le quota a des effets d’entraînement au niveau national, les joueuses devenant plus nombreuses, en particulier au niveau des non-juvéniles. L’augmentation de la représentation ainsi que les gains de performance des joueuses en France ne sont pas dus à des tendances temporelles, puisqu’ils ne se reflètent pas dans les autres pays de l’UE15. Enfin, les gains des femmes ne semblent pas se faire au détriment des hommes. Nous discutons également de la manière dont les résultats obtenus aux échecs peuvent s’appliquer à d’autres environnements.

Mardi 1er décembre 2020, 13h-14h, en visioconférence
Inscription obligatoire