Genre et pratiques langagières de l’Antiquité à nos jours

Publié le 8 avril par Institut du genre

Cette journée d’étude organisée par l’Association Mnémosyne pour le
développement de l’histoire des femmes et du genre cherche à éclaircir les liens entre
genre et langage, considérant que la capacité de langage n’est pas liée au seul
agencement de formes linguistiques, mais à l’élaboration collectives de modes de
signification. Parler de pratiques langagières, c’est donc analyser le fonctionnement du
langage en contexte, s’interroger sur la production de sens et d’effets dans les sociétés
anciennes et contemporaines.
La première table ronde privilégiera une approche historique alors que la seconde serait guidée par des réflexions plutôt d’ordre sociologique et linguistique.

Événement hybride :
- Salle Walter Benjamin, Institut National d’Histoire de l’art, rue Vivienne Paris 2e (jauge limitée)
- En visio-conférence, via Zoom (lien disponible sur demande à contact@mnemosyne.asso.fr )
Les débats seront enregistrés et disponibles en ligne sur le site de l’association.

Programme

14h Accueil du public, introduction

14h15-15h45 : Première table ronde – Traversées
- Marie-Laure Sronek (Doctorante en histoire ancienne, Université Paris 1) : L’usage du nom de métier dans les pratiques de dénomination et d’identification des femmes travailleuses dans l’Athènes classique (Ve-IVe siècles)
- Julie Pilorget (Docteure en histoire médiévale, Lettres Sorbonne Université) : « Aux maistres et maistresses de ladite ville » : usage de la dyade et visibilité du genre dans l’écrit urbain de la fin du Moyen Âge (Amiens, 1380-1520)
- Ulrike Krampl (Professeure d’Histoire moderne, Université de Tours, CeTHiS) : Le plurilinguisme des sociétés modernes à l’épreuve du genre

Pause

16h-17h15 : Deuxième table ronde - Dialogues
- Yannick Chevalier (MCF Langue française, Université Lyon 2) : Le genre grammatical : une catégorie utile d’analyse pour les disciplines du texte
- Noémie Marignier (MCF Science du langage, Université Sorbonne Nouvelle - Clesthia) : La place du discours dans la construction du sexe
et du genre
- Baptiste Coulmont (Professeur de Sociologie, Université Paris-Saclay) : Genre et prénom

17h15 Conclusions par Éliane Viennot (Professeure émérite d’histoire de la Renaissance, Université Jean-Monnet Saint-Étienne)