Le courage de déplaire. Le roman féministe à la fin de l’ère victorienne, par Nathalie Saudo-Welby

Publié le 3 décembre par Institut du genre

À la fin du XIXe siècle, avec le développement des revendications féministes, l’opinion publique britannique s’alarme de l’apparition d’un type moderne : la « Nouvelle Femme ». Démonstrative et rebelle, celle-ci réclame une vie émancipée des normes sociales et libérée des lois dites naturelles. Devenue une cible satirique dans la presse, la Nouvelle Femme fait l’objet dans les années 1890 d’un véritable engouement littéraire. Cet ouvrage explique le contexte dans lequel un sous-genre romanesque s’est construit autour d’elle et examine les messages féministes et antiféministes qui s’y entremêlent. On y entendra s’élever la voix de femmes qui, brisant le poids du silence et surmontant leur crainte de déplaire, ont écrit haut et fort.

Paris, Classiques Garnier, 2019
415 p., 36 euros

Présentation et table des matières