Usages féministes de Wittgenstein : penser la pratique et la théorie féministes depuis la philosophie du langage ordinaire

Publié le 24 novembre par Institut du genre

Cette rencontre Franco-Norvégienne est organisée par Sandra Laugier (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Carlota Salvador Megias (Université de Bergen), Mickaëlle Provost (Paris 1 Panthéon-Sorbonne) et Jasmin Trächtler (Université de Bergen).

La philosophie de Wittgenstein a donné lieu à des développements féconds au sein de la théorie féministe. L’attention au particulier et à la description des situations ordinaires au sein desquelles s’inscrivent les usages du langage a permis des développements en philosophie morale et dans le champ de l’éthique du care. Les notions de « forme de vie » ou de « jeu de langage » ont pu être mobilisées pour penser les pratiques collectives féministes et envisager le façonnement social de la subjectivité ou la texture de l’expérience. Enfin, la philosophie du langage ordinaire ouverte par Wittgenstein a permis une attention plus grande aux pratiques langagières visant à dénaturaliser le sexisme langagier, à transformer l’expérience ou à inventer d’autres manières de parler et de manifester. La fécondité de l’œuvre de Wittgenstein est donc double : elle éclaire d’une part l’épistémologie et le renouvellement philosophique mis en œuvre par la théorie féministe ; elle permet d’autre part de se saisir de problématiques politiques centrées sur le discours, la prise de parole ou la production genrée du langage en adoptant une perspective originale, attentive à l’expérience et aux usages du langage (le ton employé, la voix et son rythme, les corps mobilisés).

26 et 27 mars 2021
Université Paris Panthéon-Sorbonne

Date limite d’envoi des propositions prolongée au 15 décembre 2020

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