Se dénuder

Publié le 16 janvier par Institut du genre

« Se dénuder », Clio. Femmes, genre, histoire, n° 54, automne 2021, dossier coordonné par Bibia Pavard et Juliette Rennes.

La nudité dévoile autant le corps que les conventions qui en régissent l’usage. Dans ce numéro de Clio, la nudité est appréhendée comme un révélateur et un catalyseur des normes sociales et des rapports de domination. Le genre de la nudité est ainsi envisagé en relation avec d’autres dimensions sociales du corps : l’âge, la classe sociale et le statut ethnoracial.

Si les représentations de la nudité constituent un sujet traditionnel de l’histoire de l’art, l’étude de la nudité comme pratique sociale —le fait de se dénuder— est plus récente. Des travaux sur ce sujet se sont développés en relation avec l’essor de l’histoire culturelle du corps, des sensibilités et des émotions. Un numéro spécial de la revue Rives méditerranéennes en 2008 avait posé un jalon important en appelant aux enquêtes empiriques précises au-delà de l’hypothèse de Norbert Elias associant civilisation des mœurs et recouvrement des corps (Bertrand et Carol 2008).

On fait ici l’hypothèse que l’approche en termes de genre, en articulation avec d’autres catégories d’analyse, éclaire de nombreuses dimensions de l’acte de se dénuder et que, réciproquement, étudier la nudité aide à mieux comprendre l’évolution des normes et rapports de genre et d’autres rapports de domination.

Les articles pourront aborder les pratiques de dénudement contraintes ou volontaires à différentes époques et dans une variété d’espaces géographiques et sociaux (les espaces urbains ou ruraux, la maison, la scène, les bains, la plage, le stade…).

Date limite d’envoi des propositions : 1er mars 2020

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Appel en français et en anglais