Invisibles ou trop visibles vieilles

Publié le 21 juillet par Institut du genre

Nouvelles Questions Féministes, n° 41/1, 2022, coordonné par Farinaz Fassa, Vanina Mozziconacci, Clothilde Palazzo-Crettol, Marion Repetti.

Les vieillardes sont-elles des femmes comme les autres ? Les critiques – de plus en plus nombreuses depuis les années 1970 – de l’universalisation abusive de la situation de certaines femmes ont été fondatrices de féminismes à l’intersection des luttes contre le racisme et contre le sexisme. Toutefois, l’un des angles morts de ces critiques a été pendant longtemps la question de l’âge dans ses multiples dimensions (physiologique, symbolique, économique ou sociale). Cette lacune a des raisons liées aux spécificités de la catégorie d’âge, qui n’est pas à proprement parler un rapport d’exploitation, mais qui reste marquée dans les sociétés occidentales, et peut-être ailleurs, au sceau de l’improductivité. C’est pourquoi penser dans une perspective matérialiste les sujets femmes âgées dans leur diversité générationnelle ou statutaire et dans la pluralité des espaces (chez elles, en institution ou à l’étranger loin des leurs) devient plus que jamais une nécessité.

Date limite d’envoi des propositions : 30 septembre 2020

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