Vivre seul à Montpellier à la fin du Moyen Âge

Thèse de doctorat en Histoire - Université Paul-Valery Montpellier 3
Par Lucie LAUMONIER
Sous la direction de DAniel LE BLEVEC
et la co-direction de Geneviève DUMAS
Année de soutenance 2013

Résumé

Français Anglais
À la fin du Moyen Âge, la parenté constitue une structure sociale, cellule de base sur laquelle s’édifie la société. Dans ce contexte, quelle place trouvent les personnes seules, parfois isolées ? Qui sont ces personnes seules, comment vivent-elles leur solitude dans le cadre urbain de Montpellier ? Comment leur situation est-elle perçue par les autres ? C’est à travers une étude sociodémographique des personnes seules et l’analyse de leurs réseaux de sociabilité que l’on parvient à comprendre la manière dont elles s’insèrent dans la société aux XIVe et XVe siècles. Différentes formes de solitude se manifestent dans la ville, des solitudes spécifiques à l’âge et au sexe des individus, qui entraînent des réponses et réactions adaptées au cas de chaque personne. Souvent pauvres et vulnérables, les personnes seules de Montpellier sont des acteurs importants de la société urbaine tardomédiévale souvent oubliés par l’historiographie.
At the end of the Middle Ages, kinship is a social structure, the basic unit on which society is built. In this context, how people living alone, sometimes isolated, fit in the urban society? Who are these people and how do they live their loneliness in the city of Montpellier? How is their situation perceived by others? It is through a sociodemographic approach and an analysis of their social networks that we are able to understand how they fit into the urban society, during the fourteenth and fifteenth centuries. Loneliness occurs in different ways in the city, ways that depend on age and gender of the individuals. Identifying those lonelinesses lead us to understand the responses and reactions toward each situation. Often poor and vulnerable, people living alone take an important part in the late medieval urban society of Montpellier, a part often forgotten by historians.