Un symbolisme enfoui : les femmes artistes dans les milieux symbolistes en France au passage du siècle (XIXe-XXe)

Thèse de doctorat en Histoire de l’art - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Par Charlotte FOUCHER
Page personnelle
Sous la direction de Pascal ROUSSEAU
Année de soutenance 2012
Très honorable avec félicitations du jury

Publication

Créatrices en 1900. Femmes artistes en France dans les milieux symbolistes
Editeur : Mare & Martin
Année : A pa

Résumé

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Au passage du XIXe au XXe siècle, la dichotomie masculin/féminin où l’homme serait dévolu à la création et la femme cantonnée à la procréation bat son plein mais commence progressivement à s’effriter et à se troubler. La femme artiste constitue l’une de ces figures intermédiaires susceptible de remettre en cause l’ordre établi des genres. Dans un climat extrêmement hostile à une émancipation du féminin, visant clairement à exclure la femme du champ créatif, nous analyserons la pluralité des stratégies envisagées et déployées par ces artistes, qu’elles assimilent le discours normatif ambiant ou qu’elles contournent de manière plus subversive le réseau artistique androcentrique mis en place. L’articulation entre genres artistiques et genres sexuels, admise par la plupart des historiens de l’art, est au cœur de ce travail balayant des domaines aussi divers que les arts décoratifs, graphiques et médiumniques – champs relativement favorables au féminin – jusqu’à ceux plus difficiles à infiltrer comme la peinture et la sculpture. À l’appui des méthodes culturelles et du genre, ce sujet esquive les nombreuses études consacrées à la représentation du féminin au passage du siècle pour se placer de l’autre côté du miroir, du côté de la femme qui crée, peint ou sculpte, et démontre, par l’exhumation d’un corpus méconnu, jusqu’alors oublié, que l’esthétique symboliste, nabie et Art nouveau fut loin d’être un apanage masculin