Prise en compte des inégalités de genre dans les pratiques professionnelles des métiers de l’urbain en France

Thèse de doctorat en Etudes féminines - Université Paris-Est-Créteil-Val-de-Marne
Par Lucile BIARROTTE
Page personnelle
Sous la direction de Claire HANCOCK
et la co-direction de Vincent VESCHAMBRE
Année de soutenance 2015

Résumé

Français Anglais
Le genre explique d'importantes différences et inégalités dans les espaces urbains, en termes d'usages, de mobilités, de vécus et de participation démocratique. Cet enjeu émerge actuellement en France dans la recherche et la pratique en urbanisme, alors qu'il est largement traité dans la littérature scientifique anglophone depuis les années 1970 et implanté dans des programmes urbains à travers le monde, avec des résultats variés. Ma recherche porte sur la prise en compte explicite du genre dans les pratiques des professionnel-le-s concevant des projets urbains contemporains en France. Comme il est complexe de définir précisément la limite de ces « métiers de l’urbain », je rentre par des projets pour ne pas exclure certains acteurs non-conventionnels (de la participation, par exemple). Je cherche à observer comment les pratiques évoluent lorsque la question du genre (le plus souvent sous l’appellation « inégalités femmes-hommes ») s’impose dans un projet d’aménagement.
Gender explains important differences and inequalities in the urban spaces : in the uses, mobilities, perceptions et democratic participation. This stake is currently emerging in France in urban planning research and practice, whereas it's been largely worked on in the anglophone scientific litterature since the 1970s, and implemented in urban programs worldwide with various results. My research focuses on the explicite inclusion of gender in urban professional practices in contemporary France. In order to avoid excluding non-conventional actors (of participation, for example), as it is complicated to define precisely the limits of « urban professions », I approach my research through projects rather than professions. I'm trying to observe how practices evolve when the question of gender establishes itself in a planning project (often under the appelation of « women-men inequalities »).