Performatividad de la ficcion en la novela argentina contemporanea : Relaciones de genero en Griselda Gambaro, Sylvia Molloy, Perla Suez

Thèse de doctorat en Etudes ibéro-américaines – Littérature - Université Jean Jaures Toulouse 2
Par José GONZALEZ
Sous la direction de Michèle SORIANO
Année de soutenance 2016

Résumé

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"Performativité de la fiction dans le roman argentin contemporain : Rapports de genre dans les œuvres de Griselda Gambaro, Sylvia Molloy, Perla Suez." La performativité est une théorie qui a été développée de la théorie des actes de paroles (J.L. Austin), aux études anthropologiques (Victor Turner), jusqu’à être considérée comme un modèle épistémologique plus connu sous le nom de tournant performatif. La théorie performative est ainsi devenue une catégorie d’analyse qui cherche à étudier les phénomènes culturels en tant que représentations d’actes et de discours. C’est avec Judith Butler et les études performatives (Performative Studies) qu’elle a atteint son apogée comme outil fructueux pour l’étude des performances théâtrales. Cependant, son application aux phénomènes narratifs a été moindre et elle s’est à peine développée en tant que perspective qui favorise l’observation du genre comme performance dans le roman. À partir de la théorie de la performativité du genre (Butler) et des performances théâtrales considérées comme modificatrices des réalités des spectateurs, ce travail aspire, en premier lieu, à unir les deux concepts et à établir un cadre épistémologique qui permette d’organiser la performativité du genre dans le roman. Ainsi, nous utiliserons les concepts anti-essentialistes de Butler sur le sexe et le genre, le tabou, les livrets de genre et la parodie, puis les éléments propres à tout acte performatif décrits par Erika Fischer-Lichte dans sa théorie de la performance : l’imprévisibilité, la perception et l’ambivalence. Pour mettre en pratique cette théorie, nous avons utilisé un corpus de littérature contemporaine argentine composé des romans Ganarse la muerte de Griselda Gambaro, El común olvido de Sylvia Molloy et “Letargo” de Perla Suez. À travers les diverses stratégies narratives utilisées par ces écrivaines, nous entreprendrons de démontrer la manière dont se performe le genre dans le roman particulièrement à travers la figure du personnage.
The concept of performativity has been developed by different approaches, ranging from speech act theory (J. L. Austin) to anthropological studies (Victor Turner), and has been considered an epistemological model known as “performative turn”. The performative theory has turned into an analytical category that aims to investigate cultural phenomena as a representation of acts and discourses, reaching its peak by gender studies as created by Judith Butler and the Performance Studies as a tool to analyze dramatic performances. However, its application to narrative phenomena has been scarce and there hardly exists any perspectives that would allow to consider gender as a performance within a novel.Based on the theory of gender performativity (Butler) and drama performance as modifiers of spectators’ realities, the present work aims in the first place to fuse both concepts and establish an epistemological framework that allows the analysis of gender performances in narrative fiction. Among these concepts the anti-essentialist ones by Butler about sex and gender, taboo, gender libretos and parody, stand out, as well as the elements of every performative act as depicted by Erika Fischer-Lichte in her theory on performance: unpredictability, perception and ambivalence.A corpus of contemporary Argentine literature was used to put into practice this theory. It consists of the novels Ganarse la muerte by Griselda Gambaro, El común olvido by Sylvia Molloy and “Letargo” by Perla Suez. The authors of these texts make use of a wide range of narrative strategies whose analysis will prove how gender is performed in novels.
Mots clés
Argentine , narratologie