Les hommes dans les mouvements féministes français (1870-2010). Sociologie d’un engagement improbable

Thèse de doctorat en Sociologie - EHESS
Par Alban JACQUEMART
Sous la direction de Rose-Marie LAGRAVE
Année de soutenance 2011
Prix de la Ville de Paris

Résumé

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Cette thèse prend pour objet un militantisme statistiquement minoritaire et socialement improbable : l’engagement des hommes dans les mouvements féministes en France entre 1870 et 2010. À partir d’entretiens biographiques avec des militants et de sources d’archives diversifiées, elle se propose d’analyser ces engagements à la lumière de la sociologie du genre et de la sociologie du militantisme. En mobilisant la notion de « carrière militante », ce travail montre que le militantisme féministe des hommes se saisit à partir de l’articulation de dispositions individuelles, d’expériences de socialisation, de positions dans des réseaux et de contextes organisationnels. L’analyse permet alors de distinguer deux principales modalités d’engagement des hommes dans des collectifs féministes : le registre humaniste, qui fonde les revendications au nom d’un individu universel, et le registre identitaire, mobilisé à partir d’un refus des assignations de genre.