Les femmes en Champagne pendant l’âge de Fer (dernier tiers VIe-IIIe siècle av. J. C.) et la notion de genre en archéologie funéraire

Thèse de doctorat en Archéologie - EPHE, ENS
Par Chloé BELARD
Sous la direction de Stéphane VERGER
et la co-direction de Laurent OLIVIER
Année de soutenance 2014
Très honorable avec félicitations du jury

Résumé

Français Anglais
La notion de genre appliquée à l’archéologie funéraire induit d’abord la reconsidération des catégories d’analyse archéologiques des tombes « féminines » et « masculines ». Leur utilisation n’est pas justifiée à partir des données matérielles funéraires champenoises de l’âge du Fer, puisque tous les défunts ne sont pas concernés par cette catégorisation. Aussi, l’enjeu pour l’archéologie du genre est de développer une nouvelle approche méthodologique fondée sur des variables archéologiques, dont la catégorie hiérarchique. Les rapports sociaux entre hommes et femmes peuvent donc être appréhendés à travers l’étude de la hiérarchisation interne des populations funéraires. Et l’idéologie des sociétés de l’âge du Fer a autorisé la distinction individuelle de certaines femmes dans la mort, au même titre que certains hommes.
The concept of gender applied to death archaeology leads to the reconsideration of the two archaeological categories of "feminine" and "masculine" graves. Their use is not justified from the Iron Age mortuary data in Champagne, because all the deceased are not included in this categorisation. Then, one of the main issues for gender archaeology is to develop a new methodological approach based on archaeological variables, including the hierarchical mortuary level. The social relations between men and women can be examined through the study of the hierarchical representation of dead populations. And gender ideology of Iron Age societies allowed the individual distinction of some women in death, in the same way as some men.