La sororité, une société sans société : modalités d’un être-politique

Thèse de doctorat en Philosophie - Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Par Bérengère KOLLY
Page personnelle
Sous la direction de G. FRAISSE
Année de soutenance 2012
Très honorable avec félicitations du jury

Publication

« Et de nos sœurs séparées… » Lectures de la sororité
Editeur : Lussaud
Année : 2012

Résumé

Français Anglais
De toutes les postures traditionnellement attribuées aux femmes – épouse, mère, sœur ou fille – la sœur se donne comme la moins visible. Cette invisibilité contraste avec la prégnance, dans le contexte politique français, de la figure du frère et du mot de fraternité. Rechercher les traces de « sœurs » politiques, conceptualiser ce que pourrait être une ou des sororité(s), envisager et élaborer ainsi un être-politique original et inédit : telle serait l’ambition philosophique de ce travail. Les « sœurs » politiques se révèlent ainsi des figures possibles dans la formulation d’un faire société, d’un corps politique entre femmes, entre particulier et universel – un être-politique sororal inédit, polysémique et résolument pluriel, à la fois dépendant et détaché des contraintes fraternelles. La sororité se propose ainsi comme un concept prenant acte des difficultés particulières, historiques, qui sont celles des femmes, affirmant à la fois la l’union et la désunion, à la fois le soi et le réfléchi, l’amour, la connivence des femmes entre elles, et leur conflit nécessaire. La sororité, entre continuité et discontinuité, se propose ainsi comme un corps politique mouvant, une société sans société