Gender differences in perception of sexual harassment

Thèse de doctorat en Psychologie - Université Jean Jaures Toulouse 2
Par Anna STUDZINSKA
Sous la direction de Denis J.HILTON
et la co-direction de Bogdan WOJCISZKE
Année de soutenance 2015

Résumé

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Différences entre les sexes dans la perception du harcèlement sexuel // Cette thèse présente une série de 6 études qui s’articule autour de la perception du harcèlement sexuel (HS), de la perception de la souffrance des victimes du HS et de la perception des auteurs du HS. De nombreuses études démontrent que les hommes peuvent devenir les victimes de HS (ex. Kearney et Rochlen, 2011 ; Waldo, Berdahl, et Fitzgerald, 1998). Cependant, la perception du HS par des personnes qui ne l’ont pas subis, semble être loin de la réalité. Je fais l’hypothèse que 1. La perception sociale de la souffrance des hommes victimes de HS est perçue comme moindre en comparaison de celle des femmes victimes HS. 2A. Par rapport aux auteurs de HS avec une victime féminine, les auteurs de HS dont la victime est masculine, sont mieux évalués. Suite aux résultats obtenus dans l’étude 4, j’ai proposé une alternative à l’hypothèse 2A (2B), que les auteures de HS féminins sont mieux évaluées. Les résultats soutiennent les hypothèses que la perception des individus impliqués dans le HS dépend de leur sexe. Les victimes féminines sont perçues comme ayant plus de souffrance que les victimes masculines. Les auteurs masculins sont perçus comme moins agentiques et moins respectables que les auteurs féminines et méritent une punition plus sévère. Quand la colère des participants détermine la relation entre le sexe de la victime et la perception de l’auteur, l’auteur de HS sur une femme est perçu comme étant plus coupable, méritant une punition plus sévère et étant moins un agent moral.
This thesis presents a series of six studies which concentrate on the perception of sexual harassment (SH) and the perception of victims and perpetrators of SH. Numerous studies show that men can become victims of SH and suffer from SH (ex. Kearney et Rochlen, 2011; Waldo, Berdahl, et Fitzgerald, 1998), however the lay perceptions of SH seem to be far from the reality. I hypothesized that:1o. In social perception the suffering of male victims of SH is less severe than that of female victims 2A. The perpetrators whose victims are female are evaluated worse than those whose victims are male Due to the results obtained in Study 4, I suggested an alternative to hypothesis 2A (2B) namely, that the female perpetrators of SH are evaluated better. The results support the hypothesis that the perception of the victims and perpetrators of SH depends on their sex. Female victims are perceived as suffering more than the male victims. Male perpetrators are seen as less agentic and less respectable than female perpetrators and deserving a higher punishment. When participant's anger mediates the relationship between the victim’s sex and the perception of the perpetrator, the perpetrator of SH on a woman is perceived as guiltier, deserving a higher punishment and as being less of a moral agent.