Femme, violence(s) et société face au tribunal de la sénéchaussée de Marseille (1750-1789)

Thèse de doctorat en Histoire - Aix-Marseille Université
Par Christophe REGINA
Sous la direction de Martine LAPIED
et la co-direction de Gilbert BUTI
Année de soutenance 2012
Très honorable avec félicitations du jury

Résumé

Français Anglais
La conflictualité féminine sous l’Ancien Régime demeure un vaste champ d’analyse. Les travaux consacrés aux violences féminines sont particulièrement sensibles aux violences dont les femmes font l’objet au détriment d’une reconnaissance à ces dernières du libre exercice de la violence. Les femmes sont ipso facto associées aux victimes et rarement aux actrices de cette conflictualité. La recherche porte ici sur les femmes violentes, mais également sur les témoins qui constituent l’un des moteurs de leur connaissance, en prenant comme observatoire la sénéchaussée de Marseille dans la seconde moitié du XVIIIe s. Dès lors, la justice devient un instrument de connaissance et d’étude des catégories populaires marseillaises, considérées au travers de l’autre prisme, non plus uniquement celui des hommes, mais aussi celui des femmes. Les violences féminines révélées et exacerbées par la Révolution Française notamment, se donnent, à ce moment de l’Histoire, à voir, à lire et à entendre, mais sous couvert de l’extraordinaire, voire de l’hapax. Cependant cette violence relève plutôt d’une réalité sociale de premier ordre loin d’être flagrante sous la plume des historiens.