Devenir entrepreneur-e. Socio-anthropologie de la transmission d’une place d’indépendant-e

Thèse de doctorat en Etudes féminines - Université de Bourgogne
Par Maylis SPOSITO
Sous la direction de Dominique JACQUES-JOUVENOT
Année de soutenance 2017

Résumé

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(thèse en socio-anthropologie) En nous intéressant aux facteurs qui incitent les individus à devenir chef-fe-s d’entreprise, nous avons analysé le sens qu’ils donnent à l’acte d’entreprendre ainsi que les divers leviers mobilisés pour mener à bien leur projet entrepreneurial. Le propre du travail indépendant est de disposer d’un patrimoine productif transmissible aux générations à venir : l’entreprise. Or, notre recherche montre que l’héritage relatif à l’indépendance professionnelle est multiforme. Pour autant, nous montrons qu’il s’agit toujours d’une place à transmettre. En comparant les trajectoires d’héritier-e-s de l’entreprise familiale, d’héritier-e-s de l’indépendance et de chef-fe-s d’entreprise sans ascendant entrepreneur, nous avons mis en perspective la distinction de sexes opérante dans la famille concernant le patrimoine. En effet, la transmission du patrimoine n’emprunte pas les mêmes canaux pour les filles et les garçons de la fratrie. En somme, cette thèse revient sur l’influence de la transmission familiale sur les trajectoires des entrepreneur-e-s. Les manières d’appréhender le travail, l’entreprise, la vie conjugale et la famille à l’aune de cette dernière ainsi que les représentations qui s’y attachent dépendent des modalités de transmission familiale relatives à l’indépendance et plus précisément de la transmission d’une place professionnelle - de successeur-e, d’indépendant-e - ou non.