IETT (Institut d’Etudes Transculturelles et Transtextuelles)

EA 4186

Université Lyon 3 - Jean Moulin

La modernité et ses manifestations constituent l’un de nos axes principaux. Selon Bruno Latour nous ne sommes toujours pas modernes, nous sommes plutôt dans la continuité que dans une période de rupture, mais, nous pouvons tout aussi bien dire que nous avons toujours été modernes. Les contradictions et les décalages de la modernité mondiale sont bien réels, mais nos perceptions de cette modernité sont conditionnées par des a priori fixés par les sciences sociales pendant le vingtième siècle. Ainsi existe-t-il une tendance, bien documentée, à imaginer le monde à partir d’une téléologie entièrement produite et conceptualisée en Occident. Ce récit a même été intériorisé par les non-Occidentaux. C’était Max Weber qui transforma une division qualitative entre cultures en rupture quantitative et géopolitique qui séparait l’Occident, de manière spatiale et temporelle, du prétendu non-Occident. Weber a pu établir une vision du capitalisme comme issu d’un héritage culturel continu dont les essentiels étaient absents en Asie. Une telle téléologie semble être moins sûre au début du vingt-et-unième siècle.

Ainsi, le projet de l’équipe vise à interroger de nouveau de manière transculturelle et historicisée cette vision de la modernité et ses représentations culturelles. Les membres de l’équipe, tous spécialistes d’un espace défini de manière linguistique et culturelle (par exemple le monde anglophone, l’Asie et ses diasporas), cherchent surtout à travailler ensemble de façon transversale afin de rétablir des totalités là où l’épistémologie traditionnelle nous a imposé un morcellement.
Nous voulons repenser la relation entre les parties et la totalité, le local et le mondial, le particulier et l’universel, les spécificités des socio-cultures et l’espace mondial qu’elles habitent.

Langues parlées
Anglais, Chinois, Français

Site : http://www.iett.eu/#about

Référent : en cours de désignation