Les objectifs de l’IdG

L’Institut du genre a pour vocation de rassembler les forces de la recherche dans ce domaine, de faciliter la circulation des projets et de favoriser une articulation productive des travaux menés sur ces questions en France et dans l’espace francophone.

Les études de genre ne sont pas une discipline mais un vaste champ de recherche. La question des constructions « genrées » et des rapports de sexe concerne toutes les pratiques, sociales et symboliques, et traverse tous les champs de pensée et de savoir. Son traitement requiert donc la collaboration de savoirs et de méthodologies multiples, et la mise en œuvre d’une interdisciplinarité large et concertée. Promouvoir et faire valoir une interdisciplinarité à circonférences multiples, encourager l’interdisciplinarité entre sciences dites humaines et sciences dites exactes, est l’un des objectifs de l’Institut du genre.

Soutenir les recherches dans ce domaine aux croisements des disciplines permettra enfin de mieux mesurer leur impact et leurs effets dans les divers champs disciplinaires. C’est en effet l’interaction entre disciplines et notamment l’interaction entre les sciences humaines et sociales et les disciplines des autres secteurs scientifiques du CNRS qui fera avancer les recherches, conceptuellement et concrètement, vers une meilleure compréhension des objets et des enjeux de ce domaine de recherches, tout en favorisant l’émergence de réflexions nouvelles.

Objectifs généraux

Dans les recherches sur le genre, l’interdisciplinarité a déjà pris de multiples formes : collaboration de l’histoire, de l’économie et l’éthique pour comprendre les inégalités subies par les femmes ; de l’histoire et de la science politique pour étudier les formes et les mécanismes d’exclusion de la sphère publique et du champ politique ; de l’anthropologie, de la sociologie et de la philosophie pour comprendre les modes de façonnement de l’ordre sexuel par l’ordre ou les ordres culturels androcentrés ; de la sociologie, de l’anthropologie de l’histoire et de la géographie pour étudier la partition des espaces publics et privés selon des axes genrés ou encore les modes d’organisation territoriale et de visibilisation des minorités sexuelles ; de la philosophie morale, de la sociologie, de l’économie et de la psychologie dans les recherches sur ce qu’on appelle le care aujourd’hui ; ou encore de la littérature, de la philosophie et de l’esthétique pour analyser le rôle du langage, mais aussi d’autres systèmes sémiotiques, dans la production d’un ordre androcentré et hétérocentré, ou, inversement, dans sa déstabilisation.