Nouvelles perspectives sur les violences de genre - Les jeudis du genre

La prochaine séance, le 8 juin 2017, à 18h30.
Salle de conférences, Columbia Global Centers, 4 rue de Chevreuse, Paris 6e.

Table ronde animée par Sylvie Cromer, sociologue, directrice de l’Institut du Genre.

Avec :
Catherine Le Magueresse, juriste, ancienne présidente de l’Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail, Visiting fellow, Human rights program, Harvard Law School.
Zahia Ouadah-Bedidi, démographe, maîtresse de conférences à l’Université Paris Diderot, Paris 7, Unité de recherche migrations et sociétés (URMIS).

C’est à la fin du 20ème siècle que le concept sociopolitique de « violences faites aux femmes » s’est imposé à l’échelle mondiale, à la croisée des engagements et travaux féministes, des enquêtes quantitatives et des théorisations des instances internationales. En France, en 2000, l’Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (Enveff), première enquête quantitative a constitué les violences de genre en objet de sciences sociales. Depuis, des avancées majeures ont été réalisées dans la conceptualisation et le recueil des violences de genre, avancées que, par exemple, l’enquête Violences et rapports de genre (Virage) de 2015 prend en compte. Deux angles de vue s’entrecroiseront au cours de cette table ronde, l’un juridique, pour revisiter la définition du viol, l’autre démographique et sociologique, pour évoquer les violences taboues dans l’enseignement supérieur et la recherche. Ainsi C. Le Magueresse, dont la thèse porte sur Les femmes victimes de violences sexuelles masculines confrontées au droit pénal, s’interrogera sur la notion du consentement en droit pénal français, à partir du droit pénal canadien. Z. Ouadah-Bedidi fera état des premiers résultats des violences de genre dans la sphère des études de l’enquête VIRAGE.

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