Les Jeudis du Genre 2017-2018

L’Institut du Genre organise « Les jeudis du Genre », à partir de l’automne 2017 en partenariat avec l’Institut des Hautes Etudes de l’Amerique Latine, au 28 Rue Saint-Guillaume, Paris 7e. La première séance, le jeudi 16 novembre 2017, 17h-19h30, est consacrée à la remise du Prix de thèse de l’IdG.

Les séances suivantes ont été choisies et seront animées par des membres du Conseil Scientifique du GIS Institut du Genre.

Le planning de l’année scolaire 2017-2018 :

Le jeudi 16 novembre 2017, 17h-19h30 : Remise du Prix de thèse de l’Institut du Genre 2017.

Le 25 janvier 2018, 17h30-19h30 : Table ronde autour du Dictionnaire des féministes. France XVIIIe-XXIe siècle (Christine Bard dir., PUF, 2017) et l’Encyclopédie critique du genre (Juliette Rennes dir., La Découverte, 2016).
Avec Christine Bard, professeure des universités en histoire contemporaine, Université d’Angers, directrice du programme GEDI (Genre et discriminations sexistes et homophobes) ; Luca Greco, maître de conférences en linguistique à l’Université de Sorbonne Nouvelle et membre du comité éditorial de l’Encyclopédie critique du genre. Priscille Touraille, chargée de recherches au CNRS, contributrice de l’Encyclopédie critique du genre ; modération par Estelle Ferrarese, professeure de philosophie morale et politique à l’Université de Picardie Jules Verne, directrice-adjointe de l’Institut du genre.

Le 5 avril 2018, 17h30-19h30
Sexualité, néolibéralisme, extractivisme, retours de deux mobilisations en Amérique latine
Table ronde animée par Delphine Lacombe (Chargée de recherche CNRS/EHESS), avec Kyra Grieco (doctorante EHESS-CERMA/IFEA) et Anna Schmit (docteure en anthropologie EHESS, ATER IHEAL/CREDA).
A partir de deux exemples concrets, au Pérou et en Colombie, les communications analyseront les liens entre sexualité et politique, en mettant en exergue les effets de l’activité minière dans les agencements (et le durcissement) des rapports sociaux de sexe prévalant localement. Elles reviendront également sur les stratégies de résistance inventées par les actrices sociales subalternisées pour faire face aux violences spécifiques dont elles sont la cible. Kyria Greco s’intéresse aux transformations socio-territoriales engendrées par l’économie minière dans le nord Andin Péruvien, et sur la mise en politique des inégalités ethniques et de genre dans les mobilisations locales d’opposition aux activités extractives. Anna Schmit se propose de revenir sur les étapes de la lutte des femmes autochtones de Colombie en 2013 dénonçant les violences sexuelles et exigeant des politiques publiques en matière d’éducation sexuelle et d’accès aux droits.

Le 31 mai 2018, 17h30-19h30
L’expérience Act Up entre activisme politique et art contemporain
Table ronde animée par Luca Greco (sociolinguiste, maître de conférences à Paris 3), avec Christophe Broqua (anthropologue, Institut de hautes études internationales et du développement, Genève) et Elizabeth Lebovici (historienne et critique d’art, co-animatrice du séminaire « Something you should know » EHESS Paris).
La publication en 2017 de l’ouvrage « Ce que le sida m’a fait » d’Elisabeth Lebovici sort à un moment crucial de l’actualité médiatique française marquée par un intérêt de grandes proportions pour l’expérience d’Act Up. Sa publication coïncide avec le grand succès du film 120 battements par minute du cinéaste Robin Campillo, primé avec le Grand Prix au Festival de Cannes 2017, et avec la nouvelle édition de l’ouvrage de Didier Lestrade Act Up : une histoire paru initialement en 2000. Cette table ronde, grâce à la participation d’Elisabeth Lebovici et de Christophe Broqua, auteur en 2005 d’« Agir pour ne pas mourir ! Act Up les homosexuels et le sida », entend revenir sur les croisements entre action politique et art contemporain tels qu’ils se sont construits depuis la naissance du mouvement aux Etats-Unis (1987) et en France (1989). Ce sera l’occasion de réfléchir à la singularité d’un mouvement au sein duquel de nouveaux modes d’action politique ont vu le jour en s’inspirant notamment des pratiques artistiques de la performance et des happenings.

Le 7 juin 2018, 17h30-19h30
Le genre de la fiction audiovisuelle : approches féministes du cinéma et de la télévision
Table ronde animée par Maxime Cervulle, intervenant.e.s à confirmer
Quels mondes sociaux et quels modèles de genre les fictions cinématographiques et télévisuelles agencent-elles ? Cette question, à laquelle se sont efforcées de répondre les approches féministes, a trouvé de nombreuses résonnances théoriques depuis les années 1970, en lien avec les Cultural Studies, la sociologie des médias, la psychanalyse ou la sémiotique. À l’heure où le développement des séries télévisées et web diffusent de nouveaux modes d’écriture et de consommation de la fiction, et tandis qu’émergent de nouvelles pratiques critiques qui fondent le jugement non exclusivement sur les dimensions esthétiques et mettent en circulation un regard féministe (et souvent intersectonnel) sur l’audiovisuel, cette séance interrogera les modes d’appréhension actuels de la politique des représentations genrées dans les fictions cinématographiques et télévisuelles.

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