GLAD ! Revue sur le langage, le genre, les sexualités

GLAD ! est une revue consacrée aux travaux scientifiques, artistiques et politiques articulant recherches sur le genre et les sexualités et recherches sur le langage. C’est une revue en ligne, inter- et transdisciplinaire, principalement francophone, qui cherche à créer un espace de discussion et de rencontre entre des travaux, des angles d’attaque et des pratiques multiples. C’est aussi un espace de traduction, d’exploration de la langue et de réflexion critique sur les critères de légitimité linguistique et académique.

Présentation de la revue

La question du langage touche aux dimensions idéologique et matérielle du genre et des sexualités comme rapports de pouvoir : comment le genre signifie-t-il ? Quels sont les mécanismes (sociaux, discursifs, sémiotiques, linguistiques) de cette production de sens ? Comment se (dé/re)construisent les sexualités dans / par / hors le langage ?

À travers cette revue, nous souhaitons proposer un espace pour des recherches inscrites dans différentes disciplines, partageant à la fois une compréhension critique de la langue et du discours comme des objets polysémiques et non transparents, une prise en compte des rapports de pouvoir dans l’analyse linguistique, une lecture non essentialiste du sexe et une reconnaissance de la dimension agissante du langage sur les catégories de genre.

Nous sommes également intéressé-es par des interventions qui questionnent le cadre esquissé ici, à partir d’autres approches théoriques. Par ailleurs, les chercheur.e.s dont ce n’est pas le thème principal sont encouragé.es à faire des propositions pour explorer ces questions. Enfin, cet appel s’adresse tant aux scientifiques (avec ou sans rattachement institutionnel) qu’aux praticien.nes (pratiques artistiques, pratiques politiques, pratiques du quotidien).

L’originalité du projet tient à sa thématique, inédite, mais également à sa ligne éditoriale, articulant quatre principes : la valorisation des recherches minoritaires et/ou menées depuis les marges (y compris la jeune recherche), l’inter- et la transdisciplinarité, une ouverture particulière à toutes les francophonies et une réflexion sur les modalités de production et de diffusion des savoirs contemporains sur le genre.