Devenir ‘expat’ : pratiques de l’espace du quotidien de femmes en situation de mobilité internationale à Luxembourg

Publié le 25 avril par Equipe GIS IdG

Karine DUPLAN

Thèse de doctorat en géographie, intitulée :

Devenir ‘expat’ : pratiques de l’espace du quotidien de femmes en situation de mobilité internationale à Luxembourg

Karine DUPLAN

La soutenance aura lieu le vendredi 13 mai à 14h à la Maison de la Recherche, 28 rue Serpente, 75006 Paris, en salle 040 (rez-de-chaussée).

Le jury sera composé de :

Dr. HDR Francine BARTHE-DELOIZY, Université de Picardie, France.
Dr. Marianne BLIDON, Institut National de Démographie (INED), Université de Paris 1-Panthéon Sorbonne, France.
Pr. Louis DUPONT, Université Paris-Sorbonne, Laboratoire CNRS ENeC, France.
Pr. Eleonore KOFMAN, Professor of Gender, Migration and Citizenship, Department of Law and Politics, Middlesex University of London, Royaume-Uni.
Dr. Philippe GERBER, Luxembourg Institute of SocioEconomic Research (LISER), Luxembourg.
Pr. Marylène LIEBER, Département de Sociologie et Institut des Études Genre, Université de Genève, Suisse.

Résumé :

Cette thèse en géographie politique et culturelle s’inscrit au sein des approches critiques de mobilités et des migrations et des études sur le genre et les sexualités. Centrée sur les individues, elle vise à éclairer la double face cachée de l’expatriation en s’intéressant au rapport à l’espace de femmes en situation de mobilité internationale, à travers l’analyse de leurs pratiques du quotidien. Elle étudie la façon dont ces pratiques translocales s’agencent, de façon multiscalaire, en un mode de vie dans la mobilité, selon différents canaux de migration. La dimension du corps, échelle de pratique spatiale et surface d’inscription des normes de sexe et de genre, y est posée de façon centrale, autour de la notion de performance. Cet angle dévoile l’expatriation comme une pratique de mobilité distinctive, oscillant entre contrainte de genre et émancipation, tout en prenant part à la reproduction et à la diffusion de l’hétéronormativité dans un contexte d’essor de la mondialisation. Cette thèse montre comment ces femmes expatriées incarnent des normes et rôles de genre spécifiques qui contribuent à la (re)production d’un espace transnational localisé. La méthodologie de la thèse repose sur une enquête ethnographique approfondie mêlant observation participante et entretiens semi-directifs dans un souci constant de réflexivité, en articulation avec une analyse de données statistiques et la présentation d’un large panorama de structures et lieux expatriés en présence. Basée à Luxembourg, capitale en métropolisation émergente, cette thèse se présente comme une étude de cas élargie invitant à prendre en compte les expériences subjectives de la mondialisation.

Mots-clés : expatriation, migration, mondialisation, espace transnational, mode de vie mobile, translocalité, pratiques du quotidien, genre, performance, hétéronormativité, Luxembourg.