Eros et démocratie : le destin du féminin

Publié le 18 octobre par Equipe GIS IdG

1er et 3e jeudis du mois de 13 h à 17 h (salle 9, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 17 novembre 2016 au 19 janvier 2017. Séance supplémentaire le mercredi 1er février 2017, de 13 h à 17 h (amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris)

Eros et démocratie : le destin du féminin

Agnès Antoine, professeur agrégée à l’EHESS ( CESPRA )

Ce séminaire s’inscrit dans le cadre d’une réflexion sur le « malaise dans la civilisation démocratique » et le type de renoncement pulsionnel qu’a induit l’idéologie de la rationalité dans le régime socio-politique de l’égalité, alors même qu’il est porteur d’une promesse de « réhabilitation de la chair », pour parler comme les saint-simoniens. Pour dessiner ce que pourrait être une « démocratie sensible » et analyser le changement de civilisation en cours, du fait de l’effacement progressif des derniers vestiges patriarcaux, nous y explorons la question du féminin symbolique et de son destin culturel passé et avenir ; et avec elle, celle des liens archaïques mère-enfant, à la racine du psychisme humain. Cette année, nous poursuivrons notre enquête sur le double versant d’un questionnement anthropologique du déni du féminin et des « fantasmâlgories » qui traversent l’imaginaire social, et d’une « féminologie » revalorisant, à l’inverse, la dimension érotique de l’existence individuelle et collective. Nous privilégierons dans cette recherche l’approche sensible d’œuvres artistiques — plastiques ou littéraires –, selon une « science affective » en résonance avec la strate psychique explorée et son mode de connaissance.