Les féminismes et la prostitution (1860-1960)

Publié le 23 août par Equipe GIS IdG

Cet ouvrage étudie la participation des féministes belges, françaises et suisses de la « première vague » au débat public sur la régulation de la prostitution. Au-delà de l’histoire des mouvements proprement dits, l’analyse des sources internes des associations et des personnalités féministes dévoile un champ historique peu exploré, celui des conceptions militantes des sexualités et de leur contrôle social.

Préface de Xavier Rousseaux

Sommaire :

Héritages et fondements d’une vocation abolitionniste (1860-1919)

  • Des pionnières (1860-1882)
  • L’abolitionnisme continental : une révolte féminine et féministe (1883-1905) ?
  • Tensions nationalistes, Grande Guerre et crispations morales (1906-1919)

Le développement du féminisme abolitionniste (1920-1960)

  • Un lobbying féminin à la Société des Nations (1920-1939)
  • À l’assaut des « citadelles » de la réglementation (1920-1939)
  • Seconde Guerre mondiale et « assainissement moral » des nations (1940-1960)

Christine Machiels est docteure en histoire de l’Université catholique de Louvain et de l’Université d’Angers. Sa thèse doctorale portait sur « Les féminismes face à la prostitution aux XIXe et XXe siècles (Belgique, France, Suisse ) ». Elle a notamment coordonné avec le sociologue Jean-Michel Chaumont une publication collective intitulée "Du sordide au mythe. L’affaire de la traite des blanches" (PUL, 2009), ainsi qu’un numéro spécial de la Revue d’histoire de l’enfance irrégulière consacré à la prostitution des mineur-e-s (avec l’historien Éric Pierre, 2008). Depuis 2010, Christine Machiels est directrice du Centre d’animation et de recherche en histoire ouvrière et populaire (CARHOP).

Plus d’informations : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=4138