Capitale de l’amour. Filles et lieux de plaisirs à Paris au XIXe siècle

Publié le 20 avril 2015 par Institut du Genre

de Lola Gonzalez-Quijano.
À la fin du XIXe siècle, Paris ne faillit pas à sa réputation de « Babylone moderne ». Si
Parisiens, provinciaux et étrangers aiment tant flâner le long des boulevards, s’attarder
à la terrasse des cafés, s’encanailler dans les bals et les cabarets, c’est qu’ils y sont en
galante compagnie : dans le cabinet particulier d’un restaurant ou la luxueuse loge d’un
théâtre, dans un hôtel garni ou dans une maison de rendez-vous, la nuit comme le jour,
filles publiques anonymes, lorettes scandaleuses et célèbres courtisanes se vendent au
plus offrant, sous l’oeil attentif des agents des moeurs.
Autant de lieux de prostitution, d’espaces de racolage et de rendez-vous galants qui
façonnèrent la géographie de la ville et contribuèrent, pour longtemps, à consacrer Paris
capitale de l’amour et des plaisirs.

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