Avoir un enfant plus tard. Enjeux sociodémographiques du report des naissances

Publié le 1er décembre 2015 par Equipe GIS IdG

Avoir un enfant plus tard. Enjeux sociodémographiques du report des naissances

Résumé

Les évolutions de la natalité sont le plus souvent appréhendées à l’aune d’un unique indicateur, le nombre d’enfants par femme. Pourtant, le calendrier des naissances, c’est-à-dire les âges auxquels une mère donne naissance à ses enfants, éclaire utilement les dynamiques sociodémographiques. L’âge de la maternité se révèle, en particulier, être un marqueur social car il s’accroît avec les niveaux d’éducation et de revenus des parents. Aujourd’hui, parmi celles ayant le moins de perspectives sociales, on trouve souvent des filles-mères.
Force est de constater que le calendrier des naissances est naturellement lié aux autres décisions importantes qui rythment le cycle de vie : nombre d’enfants, bien sûr, mais aussi temps consacré aux études et rôle des femmes sur le marché du travail. Même si on a trop souvent tendance à s’alarmer du report des naissances, les âges de la maternité ne sont pas des variables ni des objectifs des politiques publiques ; c’est plutôt le contraire : ils réagissent indirectement à certaines politiques, et peuvent de ce fait en annihiler les effets.
Dans cet opuscule, le calendrier des naissances sert à lire certaines dynamiques sociales, économiques et démographiques propres aux sociétés européennes et, en particulier, aux sociétés française et allemande. Nous mettons en perspective le phénomène de report des naissances qui caractérise depuis plusieurs décennies la démographie européenne en analysant précisément ses ressorts et implications.

Les auteurs

  • Hippolyte d’ALBIS est professeur à l’université Paris 1 et à l’École d’économie de Paris. Il travaille sur les conséquences macro-économiques des évolutions démographiques et sur la démographie du vieillissement.
  • Angela GREULICH est maître de conférences à l’Université Paris 1. Ses thèmes de recherches portent sur la démographie, l’emploi des femmes et les politiques sociales. Plus précisément, elle analyse l’impact des conditions du marché du travail et des politiques familiales sur les décisions de fécondité et d’offre de travail des couples.
  • Grégory PONTHIÈRE est professeur à l’Université Paris Est et à l’École d’économie de Paris, et membre junior de l’Institut universitaire de France. Ses recherches portent sur les interactions entre les variables économiques (production, consommation, bien-être) et les variables démographiques (fécondité, mortalité), dans des perspectives positives et normatives.

Pour plus d’info : http://www.presses.ens.fr/447-a-paraitre-avoir-un-enfant-plus-tard.html