Théoriser le pouvoir, décoloniser le savoir : apports et apories de l’intersectionnalité

Publié le 17 octobre par Equipe GIS IdG

Le Réseau de Masters Arpège a le plaisir de vous convier à la conférence de Sirma Bilge « Théoriser le pouvoir, décoloniser le savoir : apports et apories de l’intersectionnalité », vendredi 21 octobre 2016 à partir de 10h30 à la Maison de la Recherche, amphi F417, 5 allées Antonio Machado à Toulouse. La conférence sera introduite par Hourya Bentouhami, maîtresse de conférences en philosophie à l’Université Toulouse Jean Jaurès.

Sirma Bilge est professeure au Département de Sociologie de l’Université de Montréal. Au cœur de ses intérêts de recherche actuels se trouvent les confluences et collusions contemporaines entre la gouvernementalité de l’immigration et de l’intégration, qui participe pleinement aux politiques de la race et de la nation, ET les normativités et politiques de genre et sexualités qu’elle interroge et problématise à partir des perspectives théoriques critiques qui puisent dans l’intersectionnalité, les approches postcoloniales et décoloniales, Critical Race Theory, les théories féministes transnationales et antiracistes, ainsi que les courants Queer of color critiques, Queer migration/diaspora studies.

La conférence a lieu à l’occasion de la sortie de son ouvrage co-écrit avec Patricia Hill Collins, Intersectionality paru chez Polity en 2016.

Arpège - Approches Pluridisciplinaires du Genre - est un réseau visant à promouvoir les recherches sur le genre. Adossé à une douzaine de laboratoires de recherche, il regroupe plus d’une centaine d’enseignant.e.s-chercheur.e.s et doctorant.e.s des établissements universitaires toulousains. L’Université de Toulouse a été historiquement pionnière en France dans ce domaine, avec, par exemple, l’organisation en 1982 du premier colloque national sur « Femmes, féminisme, recherches », puis, en 1989, du colloque international « Femmes et Révolution » pour le bicentenaire de la Révolution française. Le réseau Arpège s’inscrit dans une dynamique scientifique à la fois locale et internationale avec des initiatives telles qu’un séminaire doctoral annuel, un groupe Efigies de doctorant.e.s ou encore le colloque de 2012 « Femmes, féminisme et recherches, trente ans après ».