Quarante ans de recherche sur les femmes, le sexe et le genre : Pascale Molinier

Publié le 27 avril par Equipe GIS IdG

Conférences

Quarante ans de recherche sur les femmes, le sexe et le genre : Pascale Molinier

17 mai 2016
Campus des Cordeliers,
15 rue de l’École de médecine, Paris 5e,
amphi G. Roussy (esc. B, 2e ét.)

Avec Pascale Molinier, Psychologie sociale (Université Paris 13)

Pascale Molinier est professeure de psychologie sociale à l’Université Paris 13 Villetaneuse, membre de l’Unité Transversale de Recherches en Psychogénèse et Psychopathologie (UTRPP) dont elle est l’actuelle directrice. Elle est directrice de publication de la revue Cahiers du genre, membre du comité de direction de l’Institut Émilie du Châtelet et a co-dirigé l’Institut du Genre de 2011 à 2015.

Ses travaux de recherches portent sur les rapports entre genre, sexualité et travail et combinent le courant de la psychodynamique du travail avec la perspective du care, dont elle a été l’une des initiatrices en France. Ses premières recherches étaient consacrées aux formes de subjectivations dans les équipes infirmières. Depuis une dizaine d’années, elle étudie principalement les situations de travail des femmes peu qualifiées et racisées dans le domaine du care et interroge l’étouffement de leur voix dans le procès de travail et dans la cité. Ses travaux comportent un volet ethnographique et de recherche-action et un volet épistémologique sur la pensée féministe et les études sur le genre, en particulier concernant la discussion avec la psychanalyse.

Elle est l’auteure de L’Énigme de la femme active (Payot, 2003), Les Enjeux psychiques du travail (Payot, 2006), Le Travail du care (La Dispute, 2013), Qu’est-ce que le care ? (avec Sandra Laugier et Patricia Paperman, Payot, 2009).
En 2007, elle a édité et préfacé Théorie queer et cultures populaires, de Teresa de Lauretis à La Dispute ; en 2013 chez Payot (avec P. Paperman), Contre l’indifférence des privilégiés, qui regroupe Carol Gilligan, Joan Tronto et Arlie Hochschild, puis en 2014, L’Œdipe Noir, de Rita Laura Segato.