Le genre de l’art

Femmes, politique et engagements artistiques après 1968

Publié le 25 octobre par Equipe GIS IdG

Après une première journée d’études, « L’art est une arme de combat. Femmes latino-américaines : engagements politiques et artistiques », organisée à l’université du Havre le 13 juin 2014, la tenue de deux séances de séminaires en 2015, les membres du GRR (Grand Réseau de Recherche) « Femmes et engagements - Politiques, artistiques. Amérique Latine-France : regards croisés » sont heureuses de vous proposer une seconde journée d’études :

« Le genre de l’art Femmes, politique et engagements artistiques après 1968 »

qui se déroulera à l’Université de Rouen, le 9 novembre 2016 (10h-17h)
(site de Mont-Saint-Aignan, Bâtiment Robespierre, salle F101).

L’approche par le genre, renouvelée ces dernières années en dépit des attaques qui lui sont portées, est un excellent angle pour mettre en relief les inégalités et discriminations subies par une partie de l’humanité. C’est également un moyen de mettre en évidence la violence symbolique exercée par les systèmes dominants (patriarcaux, capitalistes, colonialistes et post-colonialistes) et leurs agents. Mais c’est aussi une façon de montrer la présence artistique et politique des femmes, leurs formes de résistance et de dignité, exprimées par elles et par leurs alliés.

La double approche par l’étude de l’engagement artistique (pictural, littéraire, théâtral, musical, chorégraphique…) et politique (militant « traditionnel » ou associatif…) s’inscrit elle aussi dans un courant de réflexions sur les mobilisations collectives renouvelées. Cette journée propose donc de réfléchir collectivement aux interventions politico-artistiques de femmes. En quoi les pratiques et supports artistiques agissent-ils comme révélateurs des rapports de genre ? Quelle place occupe l’art dans les mouvements féministes, en tant que vecteur subversif des rapports inégalitaires ?

La question du corps sera par là même au cœur de notre réflexion, car il est au centre des expériences vécues par les femmes, parfois malgré elles, parfois comme objet de la violence et des discriminations, parfois encore, et sans que l’une ou l’autre des situations soient exclusives, comme voie choisie pour dénoncer une réalité ou exprimer une différence. Les arts visuels et les arts du spectacle passent par la représentation du corps de la femme comme espace physique de revendication. Ils témoignent des diverses expériences des femmes comme victimes de la pression sociale, des regards discriminatoires phallocentriques, parfois de l’horreur, parfois au contraire, évidemment, de la joie.

Programme de la journée

10H : Accueil et mots de bienvenue par Samantha Faubert (hispaniste, MCF à l’Université du Havre)

10H30 : Introduction par Élise Lemercier (sociologue, MCF à l’Université de Rouen)

10H50 : Ludivine Bantigny (historienne, MCF à l’Université de Rouen), « Prise de parole et pratiques artistiques féminines dans les “années 1968” »

11H10 : Fabienne Dumont (historienne, historienne de l’art, professeure à l’École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne), « De quelques plasticiennes féministes des années 1970 à nos jours »

11H30 : Betty Lefèvre (anthropologue, professeure émérite à l’Université de Rouen), « Danse, genre et engagements »

11H50-12H30 : Discussion

14H : Brigitte Rollet (chercheuse habilitée en études cinématographiques, Université de Versailles-St-Quentin-en-Yvelines), « Réalisatrices et engagement : contrastes et constantes »

14H20 : Justine Swygedauw (historienne, organisatrice de festivals), « Femmes et féminismes dans le cinéma militant des années 1970 : une écriture cinématographique innovante »

14H40 : François Vanhove (historien et journaliste au Paris Normandie), « Pratiques politiques et esthétiques dans la troisième vague du féminisme »

15H : Discussion et pause

15H30 : Nadia Sahali (comédienne et chanteuse, Collectif H/F), Intervention artistique

16H : Discussion, bilan et ouvertures

16H30 : Conclusions, par Fanny Jedlicki (sociologue, MCF à l’Université du Havre)