Colloque international - Eliane Radigue

Publié le 11 mai par Equipe GIS IdG

Colloque international consacré à la compositrice Eliane Radigue, pionnière de la musique électroacoustique française.

Co-organisé par le CReIM (Cercle de Recherche Interdisciplinaire sur les Musiciennes), le GEMM (Genre, Musique et Musiciennes), l’IEC (Institut Emilie du Châtelet), l’IReMus (Institut de Recherche en Musicologie) et l’Ecole doctorale Concepts et Langages (ED V),

- sous la responsabilité de Marc Battier, Raphaëlle Legrand et Viviane Waschbüsch,
- les lundi 23 et mardi 24 mai 2016 au Centre Clignancourt de l’Université Paris-Sorbonne, 2, rue Francis de Croisset, 75018 Paris.

Détails du programme : http://www.iremus.cnrs.fr/fr/evenements/colloque-eliane-radigue

- L’entrée au concert qui clôture le colloque à l’Auditorium du Centre Clignancourt, le mardi 24 mai à 19h30, est libre, mais il est conseillé de réserver : colloque.radigue@gmail.co

L’intérêt particulier de la musique d’Eliane Radigue (née en 1932) est dû au fait qu’elle est l’unique compositrice française de sa génération qui puisse être considérée comme une des pionnières majeures de l’électroacoustique, ainsi que de la musique de sons continus. Au milieu des années cinquante, elle étudie à Paris les pratiques de la musique concrète avec Pierre Schaeffer et Pierre Henry, dont elle sera plus tard l’assistante, notamment pour la réalisation de L’Apocalypse de Jean. Durant les années soixante, elle commence à composer avec des moyens électroniques simples (larsens et bandes magnétiques bouclées asynchrones), mais ne trouvera que peu de reconnaissance pour ses travaux en France. C’est à New York qu’elle rencontrera compréhension et émulation, au début des années soixante-dix, en explorant les voies d’un certain minimalisme aux cotés de James Tenney, Charlemagne Palestine, Philip Glass, John Gibson et Steve Reich. Sa fidélité aux sonorités électroniques commence à cette époque, et elle a depuis composé sur les meilleurs synthétiseurs : Buchla, Moog, Système modulaire Serge, puis ARP 2500 qui sera son instrument fétiche. Elle collabore dans les années soixante-dix avec Robert Ashley, qui lui prêtera sa voix pour Les Chants de Milarepa. Elle a composé de 1967 à 2000 une vingtaine d’œuvres, qu’elle a présentées, et qu’elle continue à présenter, dans de nombreux lieux et festivals prestigieux des États-Unis et d’Europe. En 2004, sur la demande de Kasper Tœplitz, Éliane Radigue a commencé un travail de composition instrumentale destinée à un ou plusieurs interprètes, avec le ou lesquels elle travaille en étroite collaboration durant le processus de composition. Elle a depuis abandonné la composition électronique.