Masculinité(s), féminité(s) au Moyen Âge

Appel à communications

Publié le 15 décembre 2015 par Equipe GIS IdG

Masculinité(s), féminité(s) au Moyen Âge

Cette journée d’étude se tiendra à l’IHA du 2 au 3 mars 2016.
IHA, 8 rue du Parc-Royal
Paris, France (75003)

Résumé
Dans les sociétés médiévales, le genre est un principe d’organisation sociale éminent qui structurait et rythmait la vie sociale. La façon dont les concepts de masculinité et de féminité sont construits et dont ils influençaient les réalités de vie des hommes et des femmes de leur temps, sont des mécanismes qui favorisaient une conception sociale reposant sur des structures binaires.

Argumentaire
Dans les sociétés médiévales, le genre est un principe d’organisation sociale éminent qui structurait et rythmait la vie sociale. La façon dont les concepts de masculinité et de féminité sont construits et dont ils influençaient les réalités de vie des hommes et des femmes de leur temps, sont des mécanismes qui favorisaient une conception sociale reposant sur des structures binaires.

Le colloque « Masculinités – féminités au Moyen Âge » cherche à encourager la discussion entre jeunes chercheurs/chercheuses et experts/expertes dans ce champ de recherche. Il aura pour objet d’étudier ce que signifiait être masculin ou féminin dans les sociétés médiévales et comment le genre contribua à la structuration des configurations sociales. Des facteurs et contextes temporels, spatiaux, culturels, sociaux, religieux etc. sont de grande importance pour cette question, d’où le choix délibéré d’une ouverture thématique de cet appel à contributions.

Des sujets possibles pourraient émaner des réflexions sur les masculinités et féminités, images et configurations de genre

  • du Haut Moyen Âge au bas Moyen Âge,
  • à la cour/ dans les ordres religieux/ en ville/ à la campagne (images de genre/ normes de comportement genrés spécifiques au statut social, le genre dans différents espaces de la vie, ...),
  • lors de rencontres pacifiques (rituels, fêtes, commerce ...),
  • lors de conflits (guerre, contextes juridiques ...),
  • dans des centres et dans des mouvements religieux (piété féminine/masculine ...),
  • dans différentes religions,
  • dans la poésie, la littérature scolastique, le discours didactique ...
  • ou peuvent concerner le corps, la corporéité, la sexualité et d’autres thèmes.

Le sujet du colloque souhaite mettre en exergue des altérités, ambiguïtés et possibilités de transgressions que peuvent exister et surgir dans ce modèle de genre binaire reposant sur des concepts hégémoniques de masculinité et de féminité.
Intervenants invités

Le colloque sera enrichi par des interventions de

  • Geneviève Bührer-Thierry (Paris 1 Panthéon-Sorbonne),
  • Klaus van Eickels (Bamberg),
  • Natasha Hodgson (Nottingham)
  • Christof Rolker (Konstanz/Zürich).

- Il sera conclu le soir du 3 mars par une conférence publique de Didier Lett (Paris 7 Diderot) commentée par Claudia Opitz (Basel) dans le cadre du cycle de conférences « Les jeudis de l’Institut historique allemand ».

Les langues de travail seront le français, l’allemand et l’anglais. La maîtrise active d’une de ces langues et la maîtrise passive des deux autres seront requises. L’appel à candidature s’adresse aux historiennes et historiens (ou disciplines avoisinantes) en doctorat et au-delà. La candidature doit comprendre une brève présentation de la communication de 30 minutes envisagée (max. 350 mots), une lettre de candidature (précisant les connaissances de langues) ainsi qu’un CV universitaire. Une publication des interventions du colloque est envisagée. Les frais de voyage des intervenants et intervenantes seront remboursés, l’hébergement pour deux nuits peut être pris en charge.

Modalités de soumission
Pour toute question, merci de contacter Constanze Buyken (cbuyken@dhi-paris.fr).
Merci d’envoyer vos candidatures jusqu’au 4 janvier 2016 en un seul fichier (pdf) à l’adresse cbuyken@dhi-paris.fr en indiquant l’objet »Appel Masculinités – féminités« .

Comité scientifique

  • Constanze Buyken (IHA),
  • Vanina Kopp (IHA)
  • Rolf Große (université de Heidelberg/IHA)