Les féminismes en Amérique latine et dans les Caraïbes (XXe-XXIe s) : identités et enjeux

Publié le 19 octobre par Equipe GIS IdG

Amerika 16

"Les féminismes en Amérique latine et dans les Caraïbes (XXe-XXIe s) : identités et enjeux"

La revue Amerika (Mémoires, identités, territoires) de l’Université de Rennes 2, consacre un de ses prochains dossiers (2017, premier semestre, numéro 16) à l’analyse de :

La lutte pour l’émancipation des femmes est un processus lent qui s’est développé en vagues successives. Le féminisme latino-américain des années 70 et 80, marqué par des influences européennes et nord-américaines, est majoritairement composé de femmes des classes moyennes, mais peu à peu ses militantes se rapprochent des mouvements populaires où les femmes sont engagées sur le plan politique, syndical, religieux. La phase révolutionnaire et radicale fait place ensuite à une professionnalisation et une institutionnalisation du féminisme dans les années 90 qui amorcent la vague « ONUsienne » du « genre », selon J. Falquet (2007), marquée par un engouement pour le concept de "genre". Parallèlement, s’organisent des rencontres féministes continentales qui témoignent d’un féminisme panaméricain, (1981, à Bogota (Colombie) ; 1983, Lima (Pérou) ; 1985, Bertioga (Brésil) ; 1987, à Taxco (Mexique) ; 1990 San Bernardo (Argentina), etc.1) (Landa, 2016).

Depuis l’euphorie des années 70, en passant par l’institutionnalisation des années 80-90 et son essoufflement des années 2000, le féminisme latino-américain s’inscrit depuis le début du XXIe s. dans une double proposition politique, à la fois autour d’un socle commun, de questions non résolues (les droits reproductifs, une maternité et une sexualité libres, la lutte contre la violence) et de nouvelles propositions qui se déclinent selon une perspective de classe et d’ethnie, de la part des féministes indiennes et afro-descendantes, sous un angle décolonial.

L’objectif de ce dossier est d’étudier les différentes modalités d’expression (cyberféminisme, marches pacifiques, activisme public) et manifestations du féminisme latino-américain ainsi que ses représentations (arts visuels, littérature, médias) dans ses particularités actuelles, en tâchant d’évaluer les résistances qui proviennent de la société civile et/ou des institutions. Il ne s’agit pas ici de retracer l’histoire du féminisme latino-américain mais d’analyser ce qui constitue aujourd’hui son identité, sa spécificité, à l’échelle nationale ou continentale, à travers ses mobilisations et ses représentations, dans un contexte politique et économique déterminé.

Langues utilisées : espagnol, français, anglais, portugais.

Un résumé de 500 mots environ devra nous être adressé avant le 20 Décembre 2016

Merci de mentionner vos coordonnées professionnelles et de joindre un CV succinct (liste de vos publications des 5 dernières années).

Contact : Nathalie Ludec : nathalie.ludec@univ-rennes2.fr

- Les articles définitifs (40 000 signes au maximum) seront à remettre avant le 15 mai 2017