La marge et les historiens : de l’Amérique du Nord aux anciens Empires

Publié le 24 novembre 2014 par Institut du Genre

La marge et les historiens : de l’Amérique du Nord aux anciens Empires

Université Paris 13,
18-19 juin 2015,

Colloque organisé dans le cadre du projet EHDLM (« Écrire l’histoire depuis les marges »), Sorbonne Paris Cité

Organisateurs : Claire Bourhis-Mariotti, Hélène Le Dantec-Lowry, Claire Parfait, Matthieu Renault, Marie-Jeanne Rossignol.

Comité scientifique : Christine Chivallon (LAM, CNRS), Elisabeth Cunin (IRD, CNRS), Odile Goerg (Paris Diderot), Ivan Jablonka (Paris 13), Martha S. Jones (University of Michigan) Elika M’Bokolo (EHESS), Mélanie Torrent (Paris Diderot).

Langues du colloque
 : français et anglaisConférenciers pléniers : Partha Chatterjee (Centre for Studies in Social Sciences, Calcutta ; Columbia University), Odile Goerg (CESSMA, Université Paris Diderot)

Ce colloque clôturera le projet Sorbonne Paris Cité « Écrire l’histoire depuis les marges : le cas des Africains Américains » (hhdlm.hypotheses.org).

Ce projet, qui rassemble les universités Paris 13, Paris Diderot et Sorbonne Nouvelle, porte sur le rapport que les Africains Américains entretiennent avec l’histoire depuis le début du XIXe siècle.Un premier colloque en juin 2014 s’est interrogé sur le travail et l’héritage des historiens noirs qui ont écrit, publié et enseigné entre les années 1830 et 1940, des premiers historiens « amateurs » aux historiens professionnels ségrégués dans des universités et des maisons d’édition spécifiques.

Le colloque proposé aujourd’hui vise à élargir le questionnement à d’autres écritures de l’histoire depuis les marges. Il s’agit en outre d’explorer le pouvoir de la « marge » comme lieu d’innovation historique à un moment où le devenir de l’histoire comme discipline semble soulever de profondes interrogations.En effet, avec ce colloque nous entendons participer aux débats qui parcourent actuellement la discipline historique : en s’intéressant aux « marges », les organisateurs engagent les participants à s’interroger sur les discussions actuelles à propos de l’écriture de l’histoire et ses représentations fictionnelles ou artistiques comme sur les rapports complexes entre histoire professionnelle et mémoires, entre histoire critique et mises en scène muséographiques et commémorations.

La réflexion spécifique que veut entamer ce colloque prend comme angle d’approche la notion de marge prise au sens large, et porte en particulier sur « les historiens aux marges » :- Qu’est-ce que la marge lorsque l’on travaille sur l’histoire ? La notion de marge peut-elle toujours faire sens à un moment où les notions d’histoire croisée ou connectée et de circulation remplacent celles d’histoire de la nation et de transferts et où les oppositions entre « centre » et « périphérie » sont sans doute moins pertinentes ?- Qui sont les historiens « à la marge » et de quelles marges s’agit- il ?

Dans le cas des premiers historiens africains-américains, celle- ci a plusieurs sens possibles : historiens en marge de la société, mais également en marge des organisations et des institutions au moment où, à la fin du XIXe siècle, l’histoire se professionnalise ; des historiens qui se situent également à l’extérieur des réseaux du monde du livre et de l’édition, ce qui les oblige à avoir recours à des solutions alternatives.- Quelle histoire écrit-on, à partir de quelles sources, lorsque l’on écrit en dehors des centres politiques, économiques et culturels ou bien dans une autre langue que la langue dominante ?- Les historiens du présent intègrent-ils les travaux de leurs prédécesseurs qui se situent souvent à la marge de notre vision ?- L’histoire ayant représenté un domaine presque exclusivement masculin jusqu’à une date relativement récente, comment les historiennes, elles-mêmes marginalisées, ont-elles renouvelé l’écriture de l’histoire ?- Quelle place pour les historiens qui ne font pas partie des élites sociales et intellectuelles ?- L’histoire écrite à partir des marges est-elle nécessairement engagée ?Les organisateurs invitent les chercheurs à proposer des communications sous forme d’études de cas ou de réflexion théorique, sans limite de lieu ou d’époque.

Les résumés (environ 300 mots) en français ou en anglais, accompagnés d’un bref CV (une page maximum) sont à envoyer à l’adresse suivante avant le 15 novembre 2014 :

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