L’appel à contribution du Symposium 2016 - Norlha

Publié le 28 octobre 2015 par Equipe GIS IdG

le Symposium se tiendra le jeudi
14 avril 2016 à l’Espace Dickens à Lausanne.

L’appel à contribution du Symposium 2016 - Norlha

le Symposium se tiendra le jeudi 14 avril 2016 à l’Espace Dickens à Lausanne.

APPEL À CONTRIBUTIONS

Norlha vous invite cordialement à envoyer vos textes.

http://norlha.org/fr/appel-a-contributions/

- Les contributions devront être en français ou en anglais, et envoyées sous format électronique à : symposium@norlha.org.

- Elles ne devront pas contenir plus de 1’000 mots (deux pages A4), y compris les références et les pieds de page. Chaque auteur peut présenter plusieurs contributions, dans la mesure où elles ne traitent pas du même thème. Toutes les contributions seront examinées par le Comité du Symposium.
- Les contributions acceptées seront mises en ligne sur le site internet de Norlha et feront partie d’une publication qui sera distribuée à tous les intervenants et participants avant le Symposium.

Les différents thèmes abordés son :

1) Les femmes dans la société
Bien que les femmes jouent un rôle crucial et central dans le développement des zones rurales, des inégalités entre hommes et femmes sont encore omniprésentes dans certaines régions. Les femmes sont confrontées à des discriminations et rencontrent plus d’obstacles que les hommes, ce qui a un impact sur de multiples aspects de leur vie quotidienne.

Par exemple, les femmes ne bénéficient pas du même accès à la propriété des terres et des biens ; le mariage précoce, et par conséquent les grossesses précoces, sont encore d’usage et la violence contre les femmes reste un problème important. De plus, les femmes rencontrent d’autres obstacles tels que l’inégalité d’accès à l’enseignement supérieur et à l’emploi, et doivent faire face à une charge de travail quotidienne lourde et fastidieuse, qui n’est pas sans effet sur leur santé.

Les contraintes sociales susmentionnées sont probablement les plus importantes dans une société dominée par les hommes mais ne sont que quelques exemples.

2) Emigration des hommes
Les ressources limitées dans les zones montagneuses et la mondialisation ont causé une recrudescence de l’émigration des hommes pour trouver du travail, surtout saisonnier, des zones rurales vers des terres à plus basse altitude ou vers les zones urbaines. Dans le cas particulier du Népal, presque 80% des migrants sont des hommes1.

Ce phénomène a diverses conséquences sur la vie des femmes qui « restent ».

D’un côté, l’absence d’homme dans la famille confère des responsabilités et une charge de travail supplémentaire aux femmes, qui doivent déjà faire face aux divers défis de la vie à la montagne, mais d’un autre côté, la somme d’argent envoyé par les émigrés, si elle est conséquente, contribue au bien-être de la famille et au développement durable de la région.

L’émigration des hommes est un des sujets les plus préoccupants que les femmes aient à affronter dans la région. Il est donc nécessaire d’y accorder une attention toute particulière.

3) Post-séisme : Les femmes au cœur d’une reconstruction durable
Généralement, les catastrophes naturelles affectent les femmes bien plus que les hommes. Exposées dès le début à des discriminations et des inégalités enracinées dans leur vie quotidienne, les femmes sont encore plus vulnérablesdurant ou après les situations d’urgence. Les risques spécifiques rencontrés par les femmes et les filles après une catastrophe naturelle incluent la recrudescence du trafic d’êtres humains, la violence et les abus sexuels qui à leur tour peuvent mener à de grossesses non désirées, des maladies sexuelles et autres problèmes de santé liés à la reproduction, ainsi que des traumatismes psychologiques. De plus, la répartition des rôles traditionnellement attribués tend encore à accroître la charge de travail des femmes.

Les expériences vécues lors de catastrophes ou de situations d’urgence montrent que les phases de secours d’urgence et de reconstruction peuvent aussi représenter l’opportunité de remettre en question les rôles traditionnellement attribués. En outre, les femmes possèdent des compétences et des aptitudes qui peuvent être extrêmement utiles à chaque étape de réhabilitation et de reconstruction. Leurs rôles dans ce processus ne doivent donc pas être ignorés. Une « perspective genre » devrait donc être intégrée dans la gestion des catastrophes naturelles et une attention toute particulière devrait être accordée aux besoins et préoccupations des femmes.

4) Les pratiques agricoles des femmes
Les pays himalayens dépendent de l’agriculture pour leur subsistance. Au Népal, plus de 65% de la population travaille dans l’agriculture2 et 86% des femmes en dépendent pour survivre3 . Au Bhoutan, 62% des femmes travaillent dans le secteur de l’agriculture et 85% de la population dépend du secteur rural4.

Cela démontre que, au cours des dernières décennies, le secteur de l’agriculture a été de plus en plus dominé par les femmes dans tous les pays himalayens. Malgré la féminisation de l’agriculture, les femmes font encore face à d’importantes contraintes, comme un accès inégal à la propriété foncière, à des outils adéquats, à l’éducation, à la connaissance et l’information, une inégale participation dans la prise de décision et dans les questions financières, pour n’en nommer que quelques-unes.
Ces inégalités sont encore profondément enracinées dans la culture patriarcale. Afin de réduire les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées, il est extrêmement important de prendre en compte leurs besoins spécifiques dans les activités de développement.

5) Perspectives de la jeunesse d’aujourd’hui
La rareté des ressources dans les régions montagneuses provoque une migration des hommes vers des altitudes plus basses ou des zones urbaines.
Ces migrations ont des conséquences diverses sur les femmes et les enfants qui restent. Les femmes deviennent lede factor chefet principal et soutien de la famille. Les enfants, en particulier les plus jeunes, font face à de nombreux défis et, le plus souvent, la fille la plus âgée prend en charge les tâches ménagères et joue le rôle de mère pour ses frères et sœurs.
Souvent, les hommes ayant émigrés ont du mal à envoyer de l’argent à leurs familles et celles qui étaient déjà pauvres avant l’émigration le restent.
Cela amène les questions suivantes :

– Y a-t-il une évolution dans les possibilités d’éducation pour ces enfants ?
– Y a-t-il une évolution depuis l’émigration des hommes ?
– Comment les garçons et les filles sont-ils éduqués depuis la féminisation de l’agriculture ?
– Les filles sont-elles élevées pour devenir le chef et le gagne-pain de la famille alors que les garçons grandissent avec l’objectif d’émigrer et de travailler en ville ?
– Quelles sont les perspectives pour la prochaine génération ?
– Les filles et les garçons d’aujourd’hui vont-ils toujours se marier dans leurvillage/quartier respectif ou les garçons d’aujourd’hui se marieront-ils plutôt à une femme de la ville dans laquelle ils travaillent ?